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Témoin 16 - Isabelle du Sacré-Coeur, O.C.D.

Mère Isabelle du Sacré-Coeur n'a pas connu soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus, mais son témoignage revêt une importance toute particulière pour permettre de mieux apprécier ce que fut le rayonnement de la Sainte dans les dix années qui suivirent sa mort.

Yvonne-Ernestine Daurelle naquit à Epinac (Saône-et-Loire) le 29 janvier 1882. Elle songeait à entrer dans l'un des Carmels espagnols fondés par sainte Thérèse d'Avila, lorsque par suite de la connaissance qu'elle eut de l'Histoire d'une âme, elle entra le 13 janvier 1904 au monastère de Lisieux. Elle reçut l'habit le 21 janvier 1905 et fit profession le 19 mars 1906. Ayant beaucoup à souffrir d'épreuves de santé comme d'épreuves intérieures, elle les accepta en esprit de foi, avec un grand courage, dans une humble et généreuse fidélité, sur les traces de Thérèse. Chargée assez vite d'aider au noviciat, elle fut élue sous-prieure en 1909, puis, peu après, nommée maîtresse des novices. Elle rédigea la Vie abrégée de Soeur Thérèse qui fut traduite en plus de vingt langues; elle prépara les volumes III et IV de Pluie de Roses (1913, 1914) et écrivit La fondation du Carmel de Lisieux et sa fondatrice, la Révérende Mère Geneviève de Sainte Thérèse (Bar-le-Duc, 1912; 2ème éd. Lisieux 1924). Frappée de phtisie, elle mourut le 31 juillet 1914, après avoir connu la joie de l'Introduction de la Cause de béatification de Thérèse (10.Vl.1914) *.

Mère Isabelle du Sacré-Coeur étudia et classa la volumineuse correspondance concernant soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus, conservée aux Archives du Carmel de Lisieux. Elle voulut que copie fidèle de cette documentation fût versée au Procès. C'est ainsi que lettres ou extraits de lettres dactylographiées vont du f. 652r au f. 1064r de notre Copie publique. Le témoignage de mère Isabelle en livre une fort bonne synthèse. Nous n'avons pas cru nécessaire de les publier en entier. Nous en donnerons simplement la liste à la fin de la déposition.

Le témoin déposa les 20 et 21 février 1911, au cours des sessions 52-53, f. 634v-650r de notre Copie publique.

 

[Session 62: - 20 février 1911, à 8h. 30 et à 2h. de l'après-midi]

 

[634v] [Le témoin répond correctement à la première demande].

 

[Réponse à la seconde demande]:

Je m'appelle Yvonne-Ernestine Daurelle, en religion soeur Marie-Thérèse Isabelle du Sacré-Coeur, née à Epinac (diocèse d'Autun) le 29 janvier 1882, du légitime mariage de Ferdinand Daurelle et de Louise Marie Marguerite Falque. Je suis religieuse professe du Carmel de Lisieux où je suis entrée le 13 janvier 1904 et où j'ai fait profession le 19 mars 1906. J'exerce dans le monastère les fonctions de sous-prieure depuis le 27 novembre 1909.

 

[Le témoin répond correctement de la troisième à la sixième demande].

 

[Réponse à la septième demande]:

Je ne suis guidée dans cette déposition par aucun sentiment humain, mais seulement par l'amour de la vérité et de la gloire [635r] de Dieu.

 

[Réponse à la huitième demande]:

Je n'ai pas connu personnellement la Servante de Dieu. Ce que je sais d'elle, je l'ai appris par la lecture de l'« Histoire de sa vie » et aussi par le témoignage oral des religieuses du monastère de Lisieux. Mais je ne me propose pas de déposer sur ces détails de la vie de soeur Thérèse qui peuvent être connus surabondamment par des témoignages directs. J'ai fait une étude particulière des lettres très nombreuses qui parviennent chaque jour au monastère, et cela en vue d'établir avec précision quelle est, dans le monde entier, la réputation de la Servante de Dieu. Je dirai aussi ce que j'ai observé de son influence dans le monastère et en moi-même.

 

[Réponse à la neuvième demande]:

J'ai une dévotion bien grande pour la Servante de Dieu. Cette dévotion est motivée par tout le bien qu'elle a fait à mon âme et elle s'accroît par la connaissance du bien qu'elle fait à tant d'autres dans le monde entier. J'espère et je désire [635v] la béatification de la Servante de Dieu. J'offre pour cela au bon Dieu mes prières et mes sacrifices. J'ai confiance qu'une fois offerte à la vénération de l'Eglise universelle, soeur Thérèse est appelée à sauver une multitude d'âmes, à en entraîner une multitude d'autres dans les voies les plus élevées de l'amour divin, et à renouveler le clergé qu'elle protège d'une manière très particulière.

 

[Réponse de la dixième à la vingt-cinquième demande]:

N'ayant pas connu personnellement la Servante de Dieu, ni dans sa jeunesse, ni dans son séjour au Carmel, je ne pourrais donner sur ces points qu'un témoignage indirect, qui n'apporterait rien d'intéressant dans une Cause qui peut être éclairée par une multitude de témoins oculaires.

 

[Réponse à la vingt-sixième demande]:

J'ai appris par nos soeurs tourières, qui vont souvent au cimetière, que la tombe de la servante de Dieu est visitée par un grand nombre de pèlerins. Le gardien du cimetière leur a dit que, notamment le jeudi et le dimanche, il vient plusieurs centaines de per-[636r]sonnes. J'ai entendu dire à des personnes qui venaient me voir au parloir après être allées au cimetière, que la tombe de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus est constamment dévastée par les pèlerins qui en emportent les fleurs, et même la terre. La croix qui était sur la première tombe et que nous possédons au monastère, est toute recouverte d'invocations et de formules d'actions de grâce. On m'a rapporté que la nouvelle croix, substituée à l'autre depuis cinq mois, est déjà elle-même chargée d'inscriptions analogues. Nous recevons de l'étranger, avec commission de les déposer sur la tombe, un grand nombre de billets contenant aussi des demandes de grâces diverses. L'autre jour une enveloppe nous est parvenue d'Angleterre, qui contenait environ quatre vingt de ces billets, provenant de diverses personnes.

 

[Réponse à la vingt-septième demande]:

J'ai fait une étude spéciale au point de vue de la réputation de sainteté de la Servante de Dieu; pour cela, j'ai recueilli, dans les nombreuses lettres envoyées au Carmel depuis la mort de la Servante de Dieu, les témoignages les plus intéressants. J'ai fait une copie de ces lettres, en distinguant chaque pièce par un numéro d'ordre. [636v] De ce travail résulte un document auquel je me référerai dans cette déposition, et que je prie le tribunal de bien vouloir insérer aux pièces du procès. Les lettres originales que j'ai ainsi copiées sont conservées dans les archives de notre monastère, et il sera facile de collationner la copie que j'en ai faite et d'en reconnaître la parfaite exactitude.

 

[Sur l'ordre des juges et avec le consentement du promoteur de la foi les deux notaires Eucher Deslandes et Charles Marie vont vérifier si les textes des lettres copiées par mère Marie-Thérèse Isabelle du Sacré-Coeur sont bien de tout point conformes aux originaux conservés dans les archives du monastère afin de pouvoir en vérifier par écrit l'authenticité et les verser alors au dossier de la présente déposition].

[ Le témoin poursuit sa déposition et confirme ses attestations en indiquant les numéros des documents respectifs]:

L'« Histoire d'une âme » fut accueillie dans les Carmels avec un enthousiasme général, non seulement à cause du charme litté-[637r]raire de l'ouvrage, mais surtout à cause de la sainteté de l'auteur. Dans les lettres écrites à cette occasion, on appelle soeur Thérèse de  l'Enfant Jésus « une âme angélique » - « une âme séraphique » - « âme sainte » - « petite sainte » -«sainte.» On demande de ses reliques, on demande à ses soeurs de Lisieux de la prier, on parle « de lui faire des neuvaines », on parle des grâces obtenues déjà ou qu'on espère obtenir par son intercession (voir lettres n. 1 à 4 inclus.).

Entre le Carmel de Lisieux et la plupart des monastères de carmélites, soit de France, soit de l'étranger, c'est une correspondance très suivie au sujet de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Du côté de ces monastères viennent sans cesse des demandes de reliques, d’images, de livres, de prières; puis en même temps le récit des grâces obtenues, soit dans le monastère, soit à l'extérieur; on y expose la manière dont la dévotion à la Servante de Dieu se propage dans le pays; on y raconte des guérisons, des conversions arrivées à l'extérieur; à l'intérieur des monastères ce sont plus généralement des grâces de renouvellement dans la ferveur pour la communauté, et des grâces particulières et tout intérieures reçues individuellement. Depuis la lettre n. 5 jusqu'à la lettre n. 17 inclusivement on verra des extraits qui [637v] prouvent ce que j'avance. J'ai choisi quelques lettres au milieu d'une infinité d'autres. La Servante de Dieu n'est pas seulement connue et aimée dans les couvents des carmélites. Tous les Ordres ou Congrégations religieuses de femmes viennent tour à tour témoigner de leur vénération et de leur amour pour elle. La plupart découvrent des affinités particulières entre l'esprit de la Servante de Dieu et celui de leur Institut; ils se l'approprient, affirmant qu'elle ne saurait être l'apanage exclusif du Carmel, chacun disant d'elle: « Elle est ma petite Sainte » (voir les lettres n. 18 à 30 inclusivement entre tant d'autres). Beaucoup de ces instituts, comme les Carmels, entretiennent des relations suivies avec nous, et s'efforcent de s'imprégner de l'esprit de la Servante de Dieu.

L'accueil fait par les Carmels et autres communautés religieuses, se retrouve aussi chez les personnes séculières, et cela dès la première heure, comme l'attestent les deux lettres n. 39 et 40. L'impression générale que j'ai reçue de la lecture de ces correspondances, et aussi des visites reçues au parloir, est celle-ci: j'ai été extrêmement frappée [638r] de la confiance universelle qu'inspire soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. On parle d'elle à des gens qui, la veille encore, ignoraient son existence et les voilà qui l'invoquent, persuadés qu'elle viendra à leur aide; et cela dans tous les milieux, chez les petits, les pauvres et les ignorants, comme chez les riches, les grands et les lettrés. Aucun âge, aucun état de vie n'échappe à sa conquête. Tous l'aiment comme si elle avait été faite exprès pour eux (voir les lettres n. 31 à 63 inclusivement). Parmi ces citations s'en trouvent de deux personnes qui ont connu la Servante de Dieu de son vivant: madame Desrosiers (lettre n. 31) et Victoire Pasquer (lettre n. 44).

Dans les séminaires, grande aussi est la dévotion à soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, et elle y a pénétré de bonne heure, comme le prouvent les lettres de séminaristes (n. 64 à 68) et d'autres lettres de professeurs (n. 81 et 89). Les aspirants au sacerdoce témoignent qu'ils se trouvent éclairés et transformés par la Servante de Dieu, qu'ils comprennent mieux, en l'invoquant, les obligations et la sainteté du sacerdoce, qu'ils passent de la tiédeur à la ferveur. De Nancy vers 1906, le grand Séminaire adresse une pétition à monseigneur Amette, alors évêque de Bayeux, pour lui demander de soumettre la Cause à l'Eglise. Dans les séminaires où elle pé-[638v]nètre, l'influence de soeur Thérèse ne s'exerce pas seulement sur quelques individus, mais sur l'ensemble des élèves (voir lettres n. 78, 89 et 64 et 68). Enfin, on peut voir par l'ensemble des lettres n. 64 à 76, prises parmi beaucoup d'autres, combien elle est connue et priée, et combien elle fait de bien dans les grands et petits séminaires.

 

[Suite de la réponse à la vingt-septième demande]:

Quant aux prêtres, la dévotion que leur inspire la Servante de Dieu est merveilleuse. Ce sont eux certainement qu'elle attire le plus et à qui elle fait le plus de bien; [639r] beaucoup vont jusqu'à avoir l'impression de sa présence sensible autour d'eux. L'aide qu'elle leur donne dans leur ministère est remarquable. Le choix que j'ai fait d'un certain nombre de lettres parmi beaucoup d'autres du même genre, donnera une idée de l'influence qu'elle exerce sur eux (voir lettres n. 77 à 130 inclus.). C'est du clergé tant régulier que séculier que je parle ici, car tous les Ordres et Congrégations d'hommes la vénèrent comme une sainte, et très spécialement les jésuites (voir lettres n. 84 à 87, et n. 101).

D'innombrables revues religieuses et journaux ont parlé de l'étonnante sainteté de la Servante de Dieu. J'ai cité à titre de spécimen un article de la Marquise d'Auray (n. 378). En terminant la préface de la traduction nouvelle des Oeuvres de Sainte Thérèse d'Avila par les carmélites de Paris, monseigneur Polite [sic], évêque de Cuenca (Equateur), exprime le désir de voir la Servante de Dieu béatifiée. La vie de soeur Elisabeth de la Trinité, du Carmel de Dijon, écrite par sa mère prieure, cite plusieurs fois les écrits de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Pour moi qui connais quasi [639v] par coeur les écrits de la Servante de Dieu, je retrouve ses pensées pour ainsi dire à chaque page de la vie de soeur Elisabeth. Cette religieuse, morte en odeur de sainteté, a dû beaucoup se nourrir des oeuvres de la Servante de Dieu.

En Italie, la Servante de Dieu est très connue. Deux traductions ont été faites de l'Histoire de sa vie. L'une de ces traductions a pour auteur une carmélite du monastère de Sainte Marie Madeleine de Pazzi à Florence. La mère prieure de ce Carmel a adressé à beaucoup d'évêques d'Italie des exemplaires de cette traduction et a reçu en retour des lettres témoignant d'une grande dévotion envers la Servante de Dieu. Mais de toutes ces lettres, la plus précieuse est celle que le Souverain Pontife lui-même a voulu adresser à la mère prieure du Carmel de Florence. Voici cette lettre: « Suavissimum jucunditatis fructum Nobis peperit volumen, in quo lexoviensis Virginis nitent virtutes et fere spirat anima. Vere floruit quasi lilium, et dedit odorem, et fronduit in gratiam: collaudavit canticum et benedixit Dominum in operibus suis. Dilectae in Christo Filiae Aloysiae J. a Sacris Cordibus, florentini Carmeli Moderatrici, cujus pietate id Nobis affulsit solatii, caeterisque reli-[640r]giosis Feminis ejusdem disciplinae Alumnis peramanter benedicimus, hortantes insimul ne imitari pigeat quam celebrare delectat. Datum ex Aedibus Vaticanis die l° Novembris MCMX. Pius PP. X.»

Là comme en France, c'est par tous les états, toutes les classes, tous les âges que la Servante de Dieu est connue, invoquée et aimée (lettre n. 131-148). On signale d'Italie des guérisons et des prodiges remarquables. Plusieurs de ces faveurs ont été relatées dans le recueil intitulé « Pluie de roses » et annexé dans la grande édition de l'« Histoire d'une âme» (n. 38, 39, 40, 53, 112, 120, etc.) En Belgique, elle est, je crois, presque aussi connue et invoquée qu'en France, comme l'indique la multitude des lettres venues de ce pays, et qui contiennent pour la plupart des actions de grâce pour des bienfaits reçus (v. lettres n. 149-184). J'attire l'attention sur la relation que le révérend père Robert, des Oblats de Marie Immaculée, a rédigée avec la plus scrupuleuse attention. Ce jeune religieux est fort estimé de ses supérieurs (voir lettre n. 184). Des guérisons et d'autres grâces sont relatées dans l'opuscule « Pluie de roses » n. 12, 26, 49, 85, 102, 144. [640v] En Espagne, les Carmels fondés par notre Mère sainte Thérèse ont en grande dévotion la Servante de Dieu, notamment le monastère de Saint Joseph d'Avila, berceau de notre Ordre. Voir dans la nouvelle édition de « Pluie de roses » compulsée dans ce procès, la relation de guérisons regardées comme miraculeuses. Voir aussi les lettres citées ci-après (n. 185 à 200). De nombreuses demandes relatées dans ces lettres, insistent pour l'établissement d'une traduction en espagnol de l'« Histoire d'une âme.» Du Portugal nous recevons moins de lettres. J'en cite néanmoins plusieurs (n. 203 à 219) qui établissent qu'en ce pays aussi on apprécie la sainteté de la Servante de Dieu. L'édition portugaise, composée par le Père de Santanna, jésuite, fort connu dans ce pays pour sa science et son éloquence, a été indulgenciée par 13 évêques ou archevêques (lettres n. 208 à 216). En Allemagne, dès 1899 ou 1900, la princesse Arnulphe de Bavière nous demande avec supplication la faveur de traduire en allemand la vie de soeur Thérèse; d'autres réclamèrent la même autorisation. On peut voir leurs instances et comment la Servante de Dieu était déjà vénérée en Allemagne, par les lettres classées sous les n. 220 à 228. Un choix [641r] fait parmi les lettres reçues depuis (n. 229 à 240) indique que la réputation continue. Là aussi, grâces et guérisons (Pluie de roses n. 23, 34 et 44) . En Suisse, elle est connue pareillement et invoquée avec confiance (lettres n. 241 à 245 inclusivement). La traduction en langue polonaise a été très désirée et réimprimée plusieurs fois (lettres n. 246 à 251). En Autriche-Hongrie, on signale aussi des guérisons et des conversions (Pluie de roses n. 1 et 8 et 78). La réputation de sainteté ressort des lettres classées sous les n. 252 à 261. Les lettres de Hollande attestant la même réputation de sainteté sont classées sous les n. 262 à 269. Il y a notamment à Engelen une communauté de religieuses de Notre Dame de Lourdes avec qui nous sommes en relation depuis plusieurs années, qui nous fait connaître comment se répandent dans ce pays les souvenirs, images, etc., de la Servante de Dieu. A Constantinople on apprécie aussi la sainteté et la puissance de la Servante de Dieu (lettres n. 270 à 277 inclus.). Afrique (lettres n. 278 à 300 et « Pluie de roses », n. 97 et 135) . [641v] Les Pères Blancs ou Missionnaires de Notre Dame d'Afrique ont une dévotion spéciale pour soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. On sait que la Servante de Dieu priait spécialement pour l'un d'eux, le révérend père Bellière qu'elle considérait comme son frère spirituel. J'ai annexé sous le n. 356 une lettre de ce dernier. Le révérend père Hugueny 0. P., de l'Ecole Biblique de Jérusalem, nous dit dans la lettre n. 302 l'estime qu'il fait de la Servante de Dieu. Les lettres n. 301 à 306 montrent que la réputation de sainteté de la Servante de Dieu s'est établie dans les différents Carmels du pays. Indes (n. 307 à 314). Tonkin. Chine (n. 315 à 322). Japon (n. 323 à 325 inclus.). Canada (n. 326 à 331). Amérique du Nord (n. 332 à 335). Amérique Centrale et Méridionale (n 336 à 343). Océanie (n. 344 à 349). Angleterre. C'est le pays où la Servante de Dieu est estimée et invoquée avec une ardeur toute spéciale. J'ai dit, en parlant des manifestations qui se font à la tombe de soeur Thérèse de l'Enfant Jésus, qu'on nous envoyait [642r] d'Angleterre nombre de billets contenant des invocations à déposer au cimetière. J'ajoute à ce témoignage un choix de lettres parmi le grand nombre de celles que nous recevons (n. 357 à 376).

J'ai enfin ajouté quelques lettres provenant de pays divers.

 

[Session 63: - 21 février 1911, 8h. 30 et à 2h. de l'après-midi]

 

[644r] [Réponse à la vingt-neuvième demande]:

Dans la série des lettres que j'ai remises au tribunal pour établir le renom de sainteté de la Servante de Dieu, il est aussi fait très souvent mention de grâces diverses obtenues par son intercession. Pour ce qui est de mes observations personnelles concernant les faveurs obtenues, j'ai d'abord remarqué dans notre communauté un accroissement certain de la ferveur; je suis persuadée qu'il faut l'attribuer surtout à l'invisible protection de la Servante de Dieu et à l'impression produite sur l'âme des religieuses par les merveilles dont nous [644v] sommes les confidentes. Une soeur qui, à mon entrée, partageait encore l'opinion de celles qui disaient: « Que pourra-t-on dire de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus après sa mort? » etc. - HA 12 - , s'est rendue à l'évidence des faits. Elle témoigne maintenant d'une vraie confiance en l'intercession de la Servante de Dieu et, non contente de la prier, se fait encore son apôtre parmi les membres de sa famille.

 

[Quelle est la moniale dont vous venez de parler?]:

Elle s'appelle soeur Aimée de Jésus.

 

[Suite de la réponse]:

Parmi mes plus édifiants souvenirs sur lesquels plane la présence invisible mais sensible de la Servante de Dieu, la mort de soeur Marie de l'Eucharistie (Marie Guérin, cousine germaine de la Servante de Dieu) occupe la première place. C'était la première des « petites victimes de l'Amour miséricordieux », des « petites âmes suivant la voie de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus » qui mourait au Carme]. On ne peut rien imaginer de plus idéal, de plus gracieux, de plus consolant que cette mort. [645r] Soeur Marie de l'Eucharistie semblait déjà plongée dans la paix du ciel. Cette mort est restée dans mon souvenir comme un exemple de la mort réservée aux âmes qui auront suivi la voie d'enfance spirituelle enseignée par la Servante de Dieu. Les morts qui suivront celle-là pourront bien ne pas avoir cet extérieur gracieux; mais j'ai la confiance que les sentiments de paix, de joie, d'abandon sans limite se retrouveront au fond du coeur de toutes les « petites victimes de l'Amour miséricordieux.» A son tour, en novembre 1909, mère Marie Ange, notre prieure, a été la seconde « petite victime » moissonnée par l'« Amour miséricordieux.» J'ai revu en elle la sérénité de soeur Marie de l'Eucharistie, avec quelque chose de plus grandiose, car mère Marie Ange est peut-être le chef-d'oeuvre de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Sous son influence et en marchant dans sa « petite voie » elle s'est élevée aux plus sublimes hauteurs. Je la regarde comme une sainte. Elle avait offert sa vie pour la Cause de la Servante de Dieu. Elle affirmait, sur son lit de mort, que la voie dans laquelle l'avait guidée soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, était bien la voie du ciel et de la sainteté, qu'elle en trouvait la preuve dans la joie et la paix qui inondaient son âme à ce moment suprême où tant de justes sont saisis de frayeur.

 

[645v] Il y a environ quatre ans, je fus chargée de m'occuper spécialement d'une de mes compagnes de noviciat, puis de plusieurs autres, et maintenant, sans avoir le titre de maîtresse des novices, j'en exerce les fonctions. J'ai donc reçu quelques confidences de ces âmes, j'ai deviné bien d'autres choses qu'elles ne m'ont pas dites, et je puis affirmer que la Servante de Dieu continue, du haut du ciel, à être la maîtresse des novices du Carmel de Lisieux. Extérieurement, c'est le modèle qu'on leur remet sans cesse sous les yeux; intérieurement, c'est le modèle qu'elles cherchent d'elles-mêmes à reproduire. Elles veulent être d'autres « petite Thérèse.» L'une d'elles a reçu, le 29 juillet 1910, une grâce vraiment extraordinaire. Elle se nomme soeur Marie de l’Enfant Jésus. Elle a pris l'habit le 16 juillet 1910. Cette enfant avait déjà été renvoyée, après deux ans de postulat, pour sa mauvaise santé. Or elle se sentait reprise d'une pneumonie qui l'avait rendue gravement malade l'année précédente. Elle souffrait beaucoup dans le dos, le côté et la poitrine, ne respirait qu'avec beaucoup de peine, avait la fièvre et un malaise général. La nuit du 28 au 29 juillet, elle ne cessa de tousser et ne put dormir un seul instant. Apprenant qu'elle n'avait pas dormi, notre mère l'envoie se reposer dans la [646r] matinée du 29. La novice monte dans sa cellule, complètement découragée et se disant: « Cette fois je suis perdue; on va me renvoyer, ou bien je vais tomber tout à fait malade, et je vais mourir.» Elle s'étend sur sa paillasse, et se met à supplier mère Marie Ange de venir la guérir avec soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Alors elle entre dans une sorte de sommeil surnaturel, et elle sent près d'elle la Servante de Dieu et sa compagne, mais d 'une façon si nette qu'elle se dit: « Si j'ouvre les yeux, je vais les voir.» Mais elle n'ose pas les ouvrir. En même temps elle éprouve comme la sensation d'une rosée rafraîchissante qui tempère sa fièvre, et aussitôt la douleur qu'elle ressentait dans le dos disparaît. Elle se dit: « C'est peut-être de l'imagination, car je souffre encore au côté et dans la poitrine.» Elle continue de prier et ces deux douleurs disparaissent. Pendant ce temps, son âme est inondée de lumières et de délices; il lui semble que la Servante de Dieu lui montre toutes ses imperfections, l'instruit si bien que jamais elle n'a vu si clair dans son intérieur. Comme signe que tout cela est bien vrai, elle demande à ne plus tousser de la journée, et elle ne tousse plus en effet. Pendant plusieurs jours, elle est restée sous cette impression de grâce; et elle m'a dit plusieurs fois que les lumières continuaient à [646v] affluer dans son âme. Je crois que réellement la Servante de Dieu est intervenue dans cette circonstance pour empêcher le renvoi de soeur Marie de l’Enfant Jésus; j'y crois parce que cette novice est une enfant au jugement droit et sain, parce que, dans les jours qui ont suivi. son attitude témoignait d'une attention toute spéciale à pratiquer la perfection; parce que la sécheresse habituelle dont souffrait son âme avait disparu.

 

Plusieurs phénomènes étranges dans lesquels se manifeste l'assistance toute familiale de la Servante de Dieu, se sont passés dans notre monastère. Soeur Jean-Baptiste, âgée d'environ 60 ans, s'employait, pendant le temps du grand silence, à confectionner de petits sachets où l'on renferme des souvenirs de soeur Thérèse. Elle s'aperçoit que sa lampe à essence charbonne et va s'éteindre; elle avait en effet oublié de la garnir d'essence. Comme il nous est défendu, à cause du danger d'explosion, de garnir ces lampes le soir, soeur Saint Jean-Baptiste se désolait à la pensée qu'elle n’allait pas pouvoir travailler pendant cette heure de temps libre, Elle invoque soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Et aussitôt la flamme se ranime et éclaire régulièrement pendant l'heure entière. Voici un autre fait du même genre. [647r] Deux soeurs converses étaient à la cuisine, soeur Marie-Madeleine et soeur Jeanne-Marie. Le fourneau de cuisine comporte un réservoir d'eau contenant quatre brocs et demi. Soeur Marie-Madeleine avait vidé ce réservoir et il fallait le remplir à nouveau. Soeur Jeanne-Marie, qui travaillait dans la pièce voisine, sachant sa compagne fatiguée, se proposa de faire ce travail avec elle, dans cette pensée qu'elle imitait en cela la charité attentive de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle a d'ailleurs pour pratique habituelle d'invoquer soeur Thérèse au cours de ses occupations. Avant de procéder au remplissage du réservoir, elle épuise avec soin le peu d'eau qui restait, afin de nettoyer à fond le réservoir. Elle y verse alors ce qui restait d'eau dans le broc placé auprès du fourneau. Puis elle va prendre à la pompe un second broc qu'avait rempli soeur Marie-Madeleine. A peine a-t-elle commencé à le verser, qu'elle s'aperçoit que le réservoir est rempli sans que personne ait pénétré dans la cuisine. Ce fait s'est passé dans le courant de l'année 1910, vers le temps du carême, je crois. Au cours de la même année, cette même soeur Jeanne-Marie s'occupait à préparer de petits souvenirs de la Servante de Dieu sur lesquels elle devait coller l'authentique du vice-postulateur de la Cause. Elle s'aperçut que la boîte contenant ces [647v] authentiques était presque vide, et sachant très occupées les soeurs qui auraient pu les découper, elle était en peine de la manière dont elle pourrait continuer son travail. Selon sa pratique ordinaire, toutes les fois qu'elle se trouve en présence de quelque difficulté, elle prie soeur Thérèse de venir à son aide et rentrant dans sa cellule après un moment d'absence, elle trouve ladite boîte entièrement remplie de ces authentiques découpés. Elle s'adresse alors à toutes les soeurs de la communauté pour savoir qui était entré dans sa cellule et lui avait apporté cette nouvelle provision, mais personne ne l'avait fait.

 

[Suite de la réponse à la vingt-neuvième demande]:

[648r] J'ai reçu au parloir bien des visites de personnes qui me témoignaient avoir reçu des grâces singulières par l'intercession de la Servante de Dieu. Je signale entre autres: 1° Un prêtre venu du diocèse de Nantes m'a raconté qu'à La Chevrolière, localité de ce diocèse, où il venait de prêcher une première communion, il avait vu, parmi les communiantes, une petite fille du nom de Marie Freuchet, qui avait été guérie subitement d'une coxalgie par l'intercession de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Cette enfant souffrait beaucoup et était absolument immobilisée par le mal que trois médecins avaient inutilement tenté de guérir. Pendant une neuvaine faite à la Servante de Dieu, celle-ci apparut à l'enfant et lui annonça que le lendemain elle serait guérie, ce qui eut lieu. 2° J'ai aussi reçu au parloir madame Mallière, de Trouville-sur-Mer, diocèse de Bayeux, accompagnée d'une huitaine de pèlerins, parmi lesquels sa petite fille âgée d'environ 11 ans. Madame Mallière m'a raconté que sa petite fille Thérèse Mallière avait été atteinte, quelques jours seulement avant la première communion solennelle, d'une entérite aiguë, qui devait l'empêcher de prendre part avec ses compagnes à cette cérémonie. On invoque soeur Thérèse; la guérison se produit aussitôt et l'enfant peut prendre part [648v] à toutes les cérémonies pendant la journée entière. 3° J'ai vu aussi au parloir la petite Fauquet, guérie d'une kératite phlycténulaire, comme il est rapporté dans la « Pluie de roses » annexée à l'édition de 1910 de l'« Histoire d'une âme » (n. 50) J'ai aussi reçu au parloir le jeune Cadieu, âgé d'environ onze ans, fils d'un employé du chemin de fer à Lisieux et qui habite maintenant à Caen. Cet enfant a été guéri subitement d'une coxalgie tuberculeuse avec suppuration, à l'intercession de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus. Bref, tous les genres de nécessités spirituelles ou temporelles, toutes les douleurs physiques ou morales sont secourues ou soulagées par la Servante de Dieu.

Au parloir, l'ancienne maîtresse des novices de l'Abbaye aux Bois, de la Congrégation de Notre-Dame (Paris), m'a raconté comment le volume de l'« Histoire d'une âme » répandit dans leur monastère un parfum d'abord extrêmement fort, qui s’atténua ensuite et se localisa dans la première gravure représentant la Servante de Dieu en carmélite; cette gravure resta parfumée pendant près de deux ans, et une soeur qui accompagnait notre visiteuse ajouta: « Toute la communauté l'a [649r] sentie.» Bien entendu, des explications naturelles avaient été cherchées et n'ont pu être trouvées. De nombreux faits de ce genre nous ont été rapportés dans des lettres. Ici au Carmel de Lisieux, à peu près toutes les religieuses ont perçu une fois ou l'autre ces sortes de parfums, et dans des circonstances qui ne me semblent pas laisser place à une explication naturelle. Je l'ai moi-même éprouvé plusieurs fois alors que je n'y songeais aucunement. Ces phénomènes de parfums sont ordinairement accompagnés d'une impression intérieure de grâces qui portent les âmes à une plus grande ferveur.

Je veux terminer cette déposition en rapportant les grâces intérieures très précieuses que je dois à la protection de la Servante de Dieu. Je n'ai pas connu soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, mais c'est la lecture de l'« Histoire d'une âme » qui m'a amenée au Carmel de Lisieux. J'ai lu ce livre au commencement de l'automne 1901. Je fus conquise dès les premières pages par la pureté et la simplicité de cette âme. Je garde de cette lecture le souvenir d'heures célestes, pleines de lumière, de rafraîchissement et de paix. A cette époque, je voulais déjà être carmélite, et j'avais rêvé des monastères d'Espagne fondés par Sainte Thérèse. Ce rêve fit place à un autre: être carmélite [649v] à Lisieux. Il me semblait qu'après le passage d'une pareille sainte, le Carmel de Lisieux devait être le couvent le plus fervent de l'univers. Soeur Thérèse, par son enseignement basé sur la confiance en Dieu, répondait à l'attrait de mon âme. Je recueillais toutes ses paroles comme si l'Esprit Saint lui-même m'avait parlé; elle s’emparait complètement de moi et je me sentis portée à faire à son exemple l'acte « d'offrande en victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux.» La dévotion à la Servante de Dieu devint comme une partie essentielle de ma vie intérieure. Par un concours de circonstances providentielles, j'entrai au Carmel de Lisieux, malgré bien des obstacles. Ici l'assistance intérieure de la Servante de Dieu continue sur mon âme, mais sous une autre forme: le temps des douceurs spirituelles était passé et ma petite soeur Thérèse m’exerçait à la suivre par la voie de l'abnégation. C'est le souvenir de ses exemples que l'on évoquait au noviciat pour nous former à la vie religieuse: « Soeur Thérèse - disait-on - conseillait d'agir ainsi en telle circonstance »; ou bien, lorsque j'étais répréhensible: « Ce n'est pas ainsi que soeur Thérèse aurait fait », etc. Mon estime pour sa doctrine est toujours allée croissant. Cette doctrine est profonde et ce n'est pas une étude superficielle qui suffit [650r] pour la saisir. Mais à mesure que mon âme s'en pénètre davantage, j'éprouve par les fruits que sa doctrine est vraie et que sa voie est sainte. Cette voie et cette doctrine donnent en effet à l'âme la paix et la joie laissées en héritage par notre Seigneur à ses apôtres. Elles mettent dans le coeur la charité fraternelle, de laquelle Jésus Christ disait: « On reconnaîtra que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres » (Jn. 13, 35). Je consacre ma vie à la glorification de la Servante de Dieu, et je ne crois pas pouvoir l'employer à une oeuvre plus sainte et plus méritoire. La glorification de la Servante de Dieu me semble être le triomphe de l'Amour miséricordieux du Coeur de Jésus, la ratification solennelle par l'Eglise d'une doctrine spirituelle capable de faire éclore des fleurs merveilleuses de sainteté, et de peupler le ciel de nombreux élus.

 

[Réponse à la trentième demande]:

Je n'ai rien omis.

[Au sujet des Articles, le témoin dit ne savoir que ce qu'il a déjà déposé en répondant aux demandes précédentes. - Est ainsi terminé l'interrogatoire de ce témoin. Lecture des Actes est donnée. Le témoin n'y apporte aucune modification et signe comme suit]:

Témoin j'ai déposé comme ci-dessus, selon la vérité, je le ratifie et le confirme.

Signatum. Soeur ISABELLE DU SACRÉ-COEUR, religieuse carmélite indigne.

 

[652r] [Texte des copies des lettres remises par le témoin, mère Isabelle du Sacré-Coeur, copies dont les notaires ont reconnu l'authenticité après collation faite avec les originaux conservés dans les archives du monastère]. [Voici (f.652r-1064r) ces lettres, présentées et numérotées comme suit]:

 

1. - FRANCE - CARMELS: n. 1, Carmel de Gravigny; n. 2, Carmel de Saint-Germain en Laye; n. 3, Carmel de Bourges; n. 4, Carmel de Chambéry; n. 5, Carmel de Pontoise; n. 6, Carmel de Meaux; n. 7, Carmel de Troyes; n. 8, Carmel de Draguignan; n. 9, Carmel de Morlaix; n. 10, Carmel de Nantes; n. 11, le même; n. 12, Carmel de Moissac, n. 13, Carmel d'Angers; n. 14, du même Carmel; n. 15, du même Carmel; n. 16, Carmel d'Oloron; n. 17, Carmel d'Abbeville.

 

Il. - FRANCE - RELIGIEUSES DE DIVERS ORDRES: n. 18, de notre monastère du Mans; n. 119, la supérieure générale des religieuses de Saint Thomas de Villeneuve; n. 20, mademoiselle Thérèse Durnerin,... fondatrice de l'Oeuvre des « Amis des Pauvres »; n. 21, bénédictines de Notre-Dame, Argentan; n. 22, couvent du Bon Secours, Paris; n. 23, monastère du Saint Coeur de Marie, Marseille; n. 24, monastère de Notre-Damede-Charité, Caen; n. 25, la supérieure générale des religieuses augustines de l'Immaculée-Conception à Auteuil; n. 26, monastère de Sainte Clare de la Passion, Perpignan; n. 27, du même monastère; n. 28, la supérieure de l'Hospice Brézin, Garches; n. 29, la supérieure de l'Hôtel-Dieu, Congrégation de Saint-Joseph, Laval; n. 30, de notre monastère (Visitation) de Boulogne-sur-Mer.

 

111. - FRANCE - SÉCULIERS: nn. 31-43, 44 (cette lettre a été écrite par mademoiselle Victoire Pasquer, qui fut pendant plusieurs années bonne de la Servante de Dieu), nn. 45-63.

 

IV. - FRANCE - SÉMINARISTES: nn. 64-78.

 

V. FRANCE - PRÊTRES RÉGULIERS ET SÉCULIERS: nn. 79-130.

VI. ITALIE: nn. 131-148.

VII. BELGIQUE: nn. 149-184.

VIII. ESPAGNE ET ILE DE MALTE: nn. 185-202.

IX. - PORTUGAL: nn. 203-219.

X. - ALLEMAGNE: nn. 220-240.

XI. SUISSE: nn. 241-245.

XII. AUTRICHE - HONGRIE: nn. 246-261.

XIII HOLLANDE: nn. 262-269.

XIV TURQUIE D’EUROPE: nn. 270-277.

XV. AFRIQUE: nn. 278-300.

XVI. ASIE MINEURE: nn. 301-306.

XVII. - ASIE - INDES: nn. 307-314.

XVIII. - TONKIN - CHINE - COCHINCHINE: nn. 315-322.

XIX. - JAPON - ASIE: nn. 323-325.

XX. - AMÉRIQUE Du NORD - CANADA: nn. 326-331.

XXI. - AMÉRIQUE DU NORD - ETATS UNIS: nn. 332-335.

XXII. - AMÉRIQUE CENTRALE ET MÉRIDIONALE: nn. 336-343.

XXIII. OCÉANIE: nn. 344-349.

XXIV. TRADUCTIONS DIVERSES: nn. 350- 355.

XXV. CARTHAGE: n. 356, lettre du premier des deux frères missionnaires dont il est question dans la Vie de la Servante de Dieu, B. Bellière.

XXVI. TRADUCTION ANGLAISE: nn. 357- 362.

XXVII. ILES BRITANNIQUES: nn. 363-376.

XXVIII: nn. 377-379.