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Témoin 18 - Marie-Madeleine du Saint-Sacrement, O.C.D.

Soeur Marie-Madeleine du Saint-Sacrement, converse, fut novice de la Sainte.

Mélanie-Marie-Françoise Lebon naquit à Plouguenast (diocèse de Saint-Brieuc) le 9 septembre 1869 et connut une enfance pauvre et laborieuse. Entrée au Carmel le 22 juillet 1892, en la fête de sainte Marie-Madeleine, elle en prit le nom. Elle reçut l'habit le 7 septembre 1893 et fit profession le 20 novembre 1894. C'est à cette occasion que soeur Thérèse composa la poésie Histoire d'une bergère devenue reine, que l'on chanta en récréation.

Confiée aux soins de la Sainte elle lui fut un sujet de préoccupations et de désagréments à cause de son caractère ombrageux et fermé, comme elle le fut d'ailleurs pour toute la communauté: « Une inquiétude secrète, que son inexpérience grossissait démesurément, et dont elle ne se débarrassera que tardivement, malgré toutes les avances de mère Agnès - écrit le P. Piat - la rendra sombre, fermée, sauvage, au point qu'il sera question de la renvoyer dans le monde. Avec cela, intelligente, active, faisant preuve de dons réels. Ici encore, un rude écheveau à débrouiller. Thérèse, en dépit de ses efforts héroïques, ne parviendra pas à capter la confiance de cette soeur, qui en conviendra humblement devant les juges ecclésiastiques: Je la fuyais. Ce n’était pas manque d'estime, au contraire, c’est que je la trouvais trop parfaite; si elle l'avait été moins, cela m'aurait encouragée'. 'Elle devinait tout ce qui se passait en mon âme', dira-t-elle encore... » (Sainte Thérèse de Lisieux à la découverte de la voie d'enfance, c. 7, p. 171).

Plus tard, en 1908, par l'intercession de soeur Thérèse elle fut guérie à la jambe, d'une furonculose pernicieuse. Elle se remit alors à travailler à la cuisine avec un grand dévouement jusqu'à un an avant sa mort (11 janvier 1916) *.

Le témoin déposa le 16 mars 1911 au cours de la 67ème session, f. 1103r-1110r de notre Copie publique.

 

TÉMOIN 18: Marie-Madeleine du Saint-Sacrement O.C.D.

 

[Session 67. - 16 mars 1911, à 8h. 30 et à 2h. de l'après-midi]

 

[1103r] [Le témoin répond correctement à la première demande].

 

[Réponse à la seconde demande]:

Je m'appelle Mélanie-Marie-Françoise Lebon, en religion soeur Marie-Madeleine du Saint Sacrement, religieuse converse du Carmel de Lisieux, née à Plouguenast (diocèse de Saint-Brieuc) le 9 septembre 1869, du légitime mariage de Eugène Lebon et de Marie-Louise Bidan. Je suis entrée au Carmel en juillet 1892, où j'ai fait profession le 20 novembre 1894.

 

[Le témoin répond correctement de la troisième à la sixième demande].

[Réponse à la septième demande]:

Je fais tout pour le bon Dieu dans cette déposition et je ne suis influencée par aucun sentiment humain.

 

[Réponse à la huitième demande]:

[1103v] J'ai connu soeur Thérèse depuis mon entrée au Carmel jusqu'à sa mort; je l'ai beaucoup observée et je rapporterai mes souvenirs dans ma déposition. J'ai lu le livre de l'« Histoire d'une, âme.» Ce que soeur Thérèse y dit d'elle-même me paraît tout à fait conforme à ce que j'ai observé, mais je ne me servirai pas de ce livre pour mon témoignage.

 

[Réponse à la neuvième demande]:

J'ai une grande dévotion pour la Servante de Dieu, parce que je sens qu'elle m'obtient des grâces et qu'elle me protège. Je prie tous les jours et j'offre de petits sacrifices pour le succès du procès de sa béatification.

 

[Réponse de la dixième à la dix-septième demande]:

Je ne sais rien de particulier sur la vie de la Servante de Dieu avant la date de mon entrée au Carmel.

 

[Réponse à la dix-huitième demande]:

Au commencement de 1893, six mois après mon entrée, mère Agnès étant devenue [1104r] prieure, soeur Thérèse de l’Enfant Jésus devint maîtresse des novices.

 

[Demande du promoteur: la rév. mère Marie de Gonzague avait-elle alors le titre et remplissait-elle alors l'office de maîtresse des novices? Réponse]:

Oui, mère Marie de Gonzague, ancienne prieure, avait été nommée officiellement maîtresse des novices; mais c'était pour avoir la paix. Elle ne pouvait pas former les novices comme il fallait, et soeur Thérèse de l’Enfant Jésus avait reçu la mission officieuse de la suppléer d'une manière aussi discrète que possible dans ce ministère de formation. Il me semble qu'elle avait tout ce qu'il fallait pour diriger et nous faire devenir des saintes. On voyait qu'elle faisait tout ce qu'elle disait, aussi cela inspirait de l'imiter. Lorsqu'on l'interrogeait, elle réfléchissait toujours un instant avant de répondre. Toujours elle arrangeait les choses pour que le bon Dieu soit content. Ses décisions étaient très claires et très justes. Elle apportait dans notre formation beaucoup de zèle et de désintéressement. « Quoiqu'il puisse arriver - disait-elle -, je vous dirai la vérité; j'aime mieux être obligée de quitter la communauté que de laisser une âme dans l'ignorance. Si vous ne voulez pas pratiquer la vertu, [1104v] retournez dans le monde », disait-elle à l'une de mes compagnes - Source pre. -

 

[Réponse à la dix-neuvième demande]:

Je savais, comme toutes nos soeurs, qu'elle composait des poésies pour nos fêtes. Je n'ai su qu'après sa mort qu'elle avait écrit l'« Histoire de sa vie.»

 

[Réponse à la vingtième demande]:

Dès le début de mon entrée au Carmel, je remarquai que soeur Thérèse de l’Enfant Jésus ne ressemblait pas aux autres religieuses. Il est vrai qu'en entrant au Carmel de Lisieux, je trouvai la communauté dans un état qui me donna une grande déception. Je croyais que toutes les carmélites étaient des saintes; mais petit à petit, je m'aperçus qu'il y avait, en ce temps-là, beaucoup de religieuses très imparfaites; on manquait notablement au silence, à la régularité et surtout à la charité mutuelle; il y avait entre les religieuses des divisions lamentables. La direction imprimée à la communauté était pour une grande part dans ces désordres. Dans ce milieu si peu édifiant, soeur Thérèse de l’Enfant Jésus ne commettait jamais [1105r] le plus petit manquement. Non seulement elle n'imitait pas les religieuses imparfaites, mais elle me paraissait toute différente de plusieurs qui étaient cependant très édifiantes. Sa vertu était sans défaillance aucune et toujours fervente. Je me proposai même de me rendre compte par moi-même s'il ne serait pas possible de la trouver en défaut, car j'entendais sur son compte bien des critiques inspirées par l'esprit de parti. Je l'examinais donc partout, au lavage, à la vaisselle, dans les travaux communs, en récréation; j'essayais même parfois de mettre sa régularité à l'épreuve: jamais je n'ai pu réussir à la trouver en défaut.

 

[Réponse à la vingt-et-unième demande]:

FOI. - Dans son grand esprit de foi, la Servante de Dieu nous rappelait sans cesse que nous devions voir Dieu dans notre mère prieure, même quand celle-ci était mère Marie de Gonzague.

 

CHARITÉ ENVERS DIEU. - Un jour que j'étais près d'elle dans sa cellule, elle me dit avec un ton qu'on ne peut rendre: « Le bon Dieu n'est pas assez aimé!... Il

 

TÉMOIN 18: Marie-Madeleine du Saint-Sacrement O.C.D.

 

est si bon, pourtant!... Ah! je voudrais mourir!... », et elle éclata en sanglots. Je la regardai stupéfaite, me demandant devant quelle créature extraor-[1105v] dinaire je me trouvais, ne comprenant pas un amour de Dieu aussi véhément.

Je me rappelle l'avoir vue un matin, alors qu'elle était déjà très malade, assise près de l'avant choeur, avant la messe de huit heures. Elle paraissait épuisée et prêt de se trouver mal. Mais elle restait là malgré tout, parce qu'elle n'aurait pas voulu manquer une communion.

Cet amour du bon Dieu la portait à un zèle ardent pour les âmes, surtout pour les prêtres. Pour cela, elle cherchait toutes les occasions de faire des sacrifices. Elle nous disait: « Nous devions aimer à souffrir pour les prêtres. Plus vous avez de travaux, d'ennuis, de souffrances de tout genre, plus vous devriez être heureuses. Le bon Dieu nous demandera compte des prêtres que nous aurions pu sauver par nos prières et nos sacrifices et que nous n'aurons pas sauvés, à cause de notre infidélité et de notre lâcheté. Ne perdons pas un seul de nos petits sacrifices pour eux.»

 

CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN. - Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus s'occupait de préférence à faire du bien à celles de qui elle n'attendait ni joie, ni consolation, ni tendresse. J'étais de celles-là. Depuis les premiers jours jusqu'à sa mort, je ne me sentis jamais attirée vers [1106r] elle d'une manière sensible. Je la fuyais même. Ce n'était pas manque d'estime, au contraire, c'est que je la trouvais trop parfaite; si elle l'avait été moins, cela m'aurait encouragée. Je ne crois pas lui avoir jamais fait éprouver quelque consolation à mon égard. Pourtant, elle ne m'abandonna pas pour cela, au contraire elle me témoignait beaucoup de bonté. Lorsque je souffrais, elle s'ingéniait à me distraire et à m'égayer; elle ne cessait de me poursuivre pour me faire du bien, mais toujours avec une parfaite discrétion. Lorsque c'était mon tour d'essuyer la vaisselle, elle s'arrangeait souvent de manière à venir la laver pour me parler en tête à tête. Elle me témoignait de la confiance, afin de m'en donner aussi pour elle.

Sa charité pour le prochain était toute surnaturelle, comme le témoigne sa conduite à l'égard de ses trois soeurs carmélites et spécialement à l'égard de mère Agnès de Jésus, qu'elle aimait très tendrement. Un jour, il venait d'y avoir une scène violente entre notre mère Agnès de Jésus et mère Marie de Gonzague, et comme je me lamentais, soeur Thérèse de l’Enfant Jésus me dit: « Je jubile: plus je vois souffrir notre mère, plus je suis heureuse. Ah!, soeur Marie-Madeleine, vous ne connaissez pas le prix de la souffrance, si vous saviez le bien que cela fait à son [1106v] âme »! Dans des occasions comme celle dont je parle, jamais elle ne s'écartait de la communauté, ne fut-ce qu’un instant, pour aller consoler ses soeurs; ce n'était que lorsqu'on l'envoyait chercher qu'elle sortait pour aller remettre la paix.

 

JUSTICE. - Elle aimait beaucoup la droiture et la vérité. Un jour, par plaisanterie, je voulus lui faire peur, et je feignis d'apercevoir une grosse araignée dont elle avait grande frayeur. Elle me reprit et me dit que les mensonges joyeux ne conviennent pas à des religieuses; qu'il faut être toujours « vrai.»

 

MORTIFICATION. - La Servante de Dieu était si mortifiée que, lorsqu'on avait à la cuisine un reste qu'on ne savait à qui offrir, on le lui donnait et elle le mangeait sans se plaindre. Elle nous disait (aux soeurs du voile blanc): « Il ne faut jamais goûter un plat inutilement.» Elle n'était pas traitée comme une malade et manquait des soins que réclamait son état. Cependant, je ne l'ai jamais entendue se plaindre. On aurait dit que plus elle souffrait, plus elle était contente. Jamais elle ne laissait rien paraître des souffrances du froid et des autres incommodités. Elle nous prêchait à nous cet amour de la souffrance et disait qu'il faut aller au devant du sacrifice et rechercher la mortification.

 

TEMPÉRANCE. - La Servante de Dieu [1107r] avait toujours le même visage. Jamais je ne l'ai vue de mauvaise humeur; jamais je n'ai pu deviner en elle un sentiment de colère contre moi, quoique jamais ses avances charitables n'aient été par moi payées de retour, par suite de la timidité dont j'ai parlé. A son lit de mort, elle dit à mère Agnès de Jésus, en parlant de moi: «Vous lui direz qu'au ciel je prierai pour elle, et je l'aimerai autant que les autres novices.» Elle n'aurait pas voulu d'ailleurs qu'on s'attachât à elle d'une façon naturelle.

J'ai remarqué aussi combien elle était silencieuse: je ne me rappelle guère l'avoir vue parler, même par nécessité, dans le temps du silence. Même quand elle parlait, elle évitait les paroles inutiles. Un jour, en direction, je lui disais des inutilités. Elle me dit: « Nous perdons notre temps toutes les deux; allons-nous-en.»

 

OBÉISSANCE. - J'ai remarqué la constante fidélité de la Servante de Dieu à tout quitter au premier son de la cloche, pour se rendre aux exercices.

 

PAUVRETÉ. - Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus cherchait constamment les vêtements et les objets les plus pauvres; ses chaussures étaient presque toujours en mauvais état. La soeur chargée de les raccommoder lui laissait toujours des alpargates toutes tordues et très incommodes.

 

[1107v] HUMILITÉ. - Dans son humilité, la Servante de Dieu se trouvait toujours assez bien traitée, trop bien même parfois. Je me rappelle qu'un jour elle me fit des reproches parce que je lui avais fait une soupe exprès pour elle. Comme quelques jours après je recommençais malgré sa recommandation, elle m'en témoigna une véritable peine; elle était pourtant très malade à cette époque. Il y avait à la cuisine une soeur qui ne l'aimait pas et parlait d'elle avec mépris (cette religieuse est morte). Voyant venir la Servante de Dieu, elle disait: « Regardez-la marcher, elle ne se presse pas! Quand va-t-elle commencer à travailler? Elle n'est bonne à rien!.» Quand soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, qui l'avait entendue, entrait, elle faisait un beau sourire à ma soeur... sans laisser deviner la moindre peine et la moindre rancune.

 

[Réponse à la vingt-deuxième de mande]:

Ce qui augmentait ma timidité envers la Servante de Dieu et me rendait muette à son égard, c'est que je la trouvais trop éclairée: j'avais peur d'être devinée. Surtout lorsque j'avais été imparfaite, j'avais peur qu'elle ne lise dans mon âme.

 

[1108r] [Réponse à la vingt-troisième demande ]:

La Servante de Dieu a été d'une manière très générale inconnue ou même méconnue dans notre maison. A part quelques novices qui la voyaient de très près, personne ne remarquait l'héroïcité de sa vie. J'ai dit, en répondant à la question vingtième, que pour mon compte, je l'avais observée avec le plus grand soin, et dès ce temps, j'ai été convaincue de la sublimité de ses vertus; je savais qu'elle souffrait beaucoup, sans jamais le laisser paraître; qu'elle aimait extraordinairement le bon Dieu. Ce que j'ai appris de ses vertus depuis sa mort n'a guère ajouté à mon estime qui était aussi grande pendant sa vie. Mon jugement n'était pas influencé par aucune affection naturelle, puisque j'ai dit qu'au contraire, je me suis toujours tenue à son égard dans une attitude de réserve et presque de défiance. Parmi les autres religieuses, une moitié environ disait que c'était une bonne petite religieuse, bien douce, mais qui n'avait rien à souffrir et dont la vie était plutôt insignifiante. Le reste de la communauté partageant les animosités de parti, dont j'ai parlé, se montrait plus défavorable, disant qu'elle était gâtée par ses soeurs sans articuler d'ailleurs aucun reproche

bien précis.

 

[1108v] [Réponse de la vingt-quatrième à la vingt-sixième demande]:

J'ai vu rarement la Servante de Dieu pendant les derniers mois de sa vie. Appelée avec la communauté au moment de sa mort, j'ai remarqué avec étonnement comment elle releva la tête alors qu'elle paraissait morte et fixa en haut un regard comme étonné et ravi. J'ai souvent assisté nos soeurs mourantes et je n'ai jamais rien remarqué de semblable.

 

[Réponse de la vingt-septième à la vingt-huitième demande]:

Depuis la mort de la Servante de Dieu, la conviction de sa sainteté est devenue [1109r] absolument unanime dans le monastère. La plupart des soeurs qui l'estimaient peu durant sa vie sont mortes. Les deux ou trois qui survivent, non seulement ne font plus opposition, mais loin de trouver exagéré ce qu'on dit de la sainteté de la Servante de Dieu, elles l'aiment de tout leur coeur et la prient avec une entière confiance. Je ne connais que par ce qui en est dit en récréation ce qui se passe hors du monastère touchant la réputation de sainteté de la Servante de Dieu. L'unanimité qui s'est faite parmi nous à ce sujet, me paraît déterminée par la certitude que nous avons toutes acquise de l'efficacité de sa protection et de son intercession auprès de Dieu.

 

[Réponse à la vingt-neuvième demande]:

J'ai été témoin immédiate d'un fait bien singulier qui s'est passé à la cuisine dans l'été de 1910. J'avais à remplir un réservoir d'eau qui contient quatre grands brocs. Ma soeur Jeanne-Marie me proposa de m'aider. Elle commença par vider complètement le peu d'eau qui restait dans le réservoir. Je remplis, à la pompe, un premier broc que soeur Jeanne Marie versa dans le réservoir. Lorsqu'elle vint pour verser le second, elle trouva le réservoir rempli. Je suis [1109v] sûre de trois choses: l° que le réservoir avait été vidé, 2° que je n'avais pompé qu’un seul broc, 3° que le réservoir, que je remplissais deux fois par jour, contient quatre brocs. Soeur Jeanne Marie me dit qu'ayant beaucoup d'ouvrage, et se sentant fatiguée, elle avait invoqué la Servante de Dieu la priant de venir à son aide.

Au mois de septembre 1907, je dus m'immobiliser à l'infirmerie par suite d'un mal de jambe qui persista et s'aggrava durant huit mois. Ce mal consistait en une série ininterrompue d'abcès ou furoncles (35 en ces huit mois) avec amaigrissement du membre et dépérissement général. Au milieu de mai 1908, mère prieure, Marie-Ange, me proposa d'invoquer soeur Thérèse de l’Enfant Jésus pour obtenir de pouvoir reprendre mon travail à la cuisine. Pendant une première neuvaine, le mal empira plutôt. Nous commençâmes alors une seconde neuvaine qui amena la guérison complète. Le premier dimanche de juin, je repris mon service que je n'ai plus quitté depuis.

 

[A la trentième demande, le témoin répond n'avoir rien à déclarer].

[1110r] [Au sujet des Articles, le témoin dit ne savoir que ce qu'il a déjà déposé en répondant aux demandes précédentes. - Est ainsi terminé l'interrogatoire de ce témoin. Lecture des Actes est donnée. Le témoin n'y apporte aucune modification et signe comme suit]:

J'ai déposé comme ci-dessus selon la vérité, je le ratifie et je le confirme,

Signatum: Soeur MARIE-MADELEINE