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Mère Agnès de Jésus à Sr Françoise-Thérèse - 17 juin 1900

Mère Agnès de Jésus à sa sœur Léonie

J.M.J.T.

Jésus+                                                                   Carmel de Lisieux 17 Juin 1900

Ma petite sœur chérie,

Ta lettre nous a fait bien plaisir et nous a beaucoup touchées. Que veux-tu que nous te pardonnions? Tu as beaucoup souffert, beaucoup pleuré depuis ton enfance; il est temps de récolter les fruits de tes larmes. Il est vrai nous avons pleuré avec toi, à cause de toi, mais jamais pourtant tu ne nous as fait par toi-même la moindre peine. Ce que nous te devons c'est la plus large part de nos tendresses. Pauvre petite! Il est temps enfin de te réjouir. Cependant dans cette joie de ta profession tu trouveras encore des larmes et c'est une grâce. C'est une preuve que le bon Dieu ne changera pas sa manière de te conduire au Ciel.

Tu n'auras pas Monseigneur, mon oncle et Jeanne sont malades. Ainsi tu n'auras pour t'assister que Francis (1) Mais nous te récrirons d'ici là pour te dire quelle union existera entre nous.

Je m'occupe de tes images, dis-moi combien tu en désires pour les personnes du monde, ne te gène pas.

Je t'embrasse bien fort, ma petite sœur bien-aimée. Ne te lasse pas de remercier pour nous tes bonnes Mères. Que nous sommes heureuses des élections!

Ta petite sœur qui te chérit

Agnès de Jésus

r.c.i. 

N'oublie pas de nous renvoyer la lettre de Mr Desroziers. (2)

Voici son adresse: Sr François de Sales Desroziers
N.D. de la Charité - CAEN

Attends tes images et tu lui mettras dans ta lettre un souvenir de ta profession.

(1)   Madame Guérin était décédée le 13 février précédent.

(2 Un ami d’Alençon de notre Père