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Mère Agnès de Jésus à Sr Françoise-Thérèse - 27 janvier 1913

Mère Agnès de Jésus à sa sœur Léonie

                         +                                                                                       27 Janvier 1913

Ma bien aimée petite sœur,

Je te souhaite une bonne fête et tout ce que tu peux désirer sur la terre et dans les Cieux, c'est-à-dire une union plus grande, plus intime avec le bon Dieu que tu aimes tant déjà. Il faut que tu arrives à ressembler tout à fait à notre petite Thérèse, que tu marches toujours dans sa petite voie de confiance et d'abandon parfait. Es-tu contente de mes souhaits ?

J'avais une belle image de ton saint patron St François de Sales, je la réservais pour ta fête et voilà que j'ai eu l'occasion de la donner à Mr le Supérieur du Séminaire de Bayeux qui aime beaucoup le bon saint si doux ! Voici la sentence de l’image "Allons toujours notre petit pas, pourvu que nous ayons l'affection bonne et bien résolue nous ne pouvons que bien aller". C'est bien encourageant, ça veut dire ma petite sœur que tu vas toujours bien car ta volonté, je le sais bien est toujours bonne et résolue pour plaire au bon Dieu dans les occasions. Fais donc sans te lasser tes petits pas, "lève ton petit pied" comme disait notre Thérèse chérie et même si tu n'arrives pas à monter une seule marche du rude escalier de la perfection, le bon Dieu voyant tes efforts persévérants et les désirs de ton coeur, te prendra dans ses bras et tu monteras au Ciel dans ce doux Ascenseur.

Je ne m'attendais pas à te prêcher ma petite sœur bien aimée. Mais sans doute Sr M. du S.C. et Sr Geneviève t'ont donné les nouvelles. Tu as vu la semaine religieuse, nous ne savons pas autre chose, si ce n'est que les lettres pleuvent chez nous à torrent !

Pour t'amuser je t'envoie la semaine religieuse d'Arras, il y a un article intéressant rédigé par le grand vicaire qui est venu avec son évêque faire un pèlerinage au tombeau et au monastère il y a 8 jours. Tu me la renverras.

Je t'embrasse ma petite sœur si, si, si, si, si, si, si, si aimée. Bonne fête encore !!!

Ta petite sœur Maman

Sr Agnès de Jésus

Je ne te voudrais pas en rapport avec cette pauvre cousine de Rennes ! C'est une malheureuse toquée. Et d'ailleurs c'est une sottise et une vanité de s'occuper de généalogies pour des religieuses.

A ta bonne, si bonne Mère Supérieure mon souvenir respectueux et bien affectueux.

Que je suis contente de te savoir infirmière ! Et puisque ta bonne Mère est satisfaite de la façon dont tu remplis ce poste de confiance, comme elle me l'écrit, c'est signe que le bon Dieu lui-même est satisfait de sa petite épouse.

Donne-moi, à l'occasion la dimension au juste, des verres qui passent dans votre lanterne... magique.