Imprimer

26 octobre 1898

 

Carmel d’Arras

Bien que nous n’ayons pas encore eu le temps de lire jusqu’au bout l’intéressante histoire de votre angélique petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus, je ne puis attendre davantage à vous envoyer notre affectueux et tout cordial merci de nous avoir permis de pénétrer dans l’intime de cette âme virginale et de n’avoir pas gardé pour vous seule ce trésor !... Ces pages brûlantes font notre admiration, et nos récréations ne roulent que sur votre petite sainte. Quelle bénédiction pour votre cher Carmel d’avoir abrité les tendres années de cet ange de vertu ! Je suis persuadée que la lecture de ce récit ne restera pas infructueuse dans notre saint Ordre, elle sera un stimulant pour la jeunesse et une grande édification pour toutes. Tout en lisant votre petite sœur, nous la prions de nous obtenir quelques sujets comme elle. Hélas ! de nos jours, c’est rare de trouver tant de vertus et d’esprit surnaturel ; mais Dieu qui a tout fait pour cette belle et grande âme peut faire la même chose pour d’autres, sa puissance n’est pas raccourcie…

Si ce n’est pas indiscret, ma chère Mère, nous vous demanderions de nous envoyer un objet ayant appartenu à cet ange de la terre, nous le garderions ici comme un souvenir religieux, en attendant plus !...