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2 novembre 1898

 

Carmel du Havre

Ma Révérende Mère,

La petite fleur éclose dans votre béni Carmel avait des parfums trop suaves et trop pénétrants pour qu’il y restassent enfermés, et c’eût été en vain de les contenir. Votre Révérence est allée au-devant, et nous ne saurions assez la remercier de nous les faire respirer. Oui cette petite et grande âme ouvre d’autres horizons à notre piété ; elle a reçu un don particulier, et le sillon qu’elle a tracé sera suivi de beaucoup d’autres âmes qui l’ignoraient et qui le portaient, néanmoins, dans leur cœur… Nous avons parcouru ces pages, ma Révérende Mère, dans un réel ravissement… Soyez bénie d’avoir manifesté ces sublimes et secrètes intimités.