Imprimer

3 Décembre 1898

 

Norbert, R.P., Abbaye de Mondaye

Je viens vous porter mes joies et mes mercis ; mes joies pour le merveilleux succès de l’histoire d’une âme et pour le bien immense que votre ange –apôtre tout en étant au ciel va produire encore sur la terre. Mes mercis pour l’attention que vous avez eu de m’envoyer vos pages si édifiantes sur Mère [Hermance] du Cœur de Jésus : dans ces souvenirs si saints par eux-mêmes, j’ai été bien heureux d’y retrouver celui de votre petite sainte Thérèse, dans le petit Louis du P. Corbinelli. Comme on lit ces choses avec délices ! Je le redis à qui veut m’entendre : l’histoire d’une âme est un livre tout exceptionnel ; il a un tel cachet de simplicité naïve et parfois sublime qu’il n’a pas son semblable. Pour ma part je n’ai rien lu de pareil. C’est un livre incomparable.