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7 février 1899

 

Carmel de Lectoure

…Je suis toute confuse d’avoir tant tardé à vous écrire pour vous remercier du précieux trésor que vous nous avez envoyé dans la vie de votre angélique sœur Thérèse de l’Enfant Jésus. Oh ! ma bonne Mère, je ne saurais vous dire tout le bien que fait ce livre dans notre Communauté ; toutes voudraient l’avoir à la fois, et les jours de dimanche ou de fêtes, aussitôt qu’une le laisse, l’autre le prend. Quelle belle âme que cette petite sœur ! Son exemple et la manière simple et naïve de sa narration encourage à la vertu et la rend attrayante et facile.. Merci donc, mille fois merci, ma bonne Mère, de nous avoir fait connaître cette admirable sœur dont le bon Dieu a gratifié votre sainte Communauté. Par cette publicité le bien qu’elle produira après sa mort sera plus grand que celui de sa vie. Et comme elle brûlait de l’amour de Jésus et pour sa gloire, je crois qu’elle vous applaudit grandement du haut du Ciel. Les poésies ont un charme inexprimable pour nos jeunes sœurs qui s’exercent à les chanter en récréation toutes les fois qu’on ne travaille pas. Enfin, ma bonne Mère, nous sommes tout embaumées de ce livre et il ne me reste que le regret d’avoir tant tardé à vous en exprimer toute notre reconnaissance. Une foule de circonstances et d’événements successifs ont fait que n’avons pu en prendre connaissance que longtemps après l’avoir reçu.