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Cahiers Scolaires n° 7

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CAHIER SCOLAIRE

T. Martin J.M.J.T.F.P.A. Le 14 Octobre [1885]
DICTEES.

L’Amitié

Sur la terre toute chose *choses
A sa part de soleil ;
Toute épine a sa rose,
Toute nuit son réveil.

Pour le pré, Dieu fit l'herbe;
Pour le champ, la moisson;
Pour l'air, l'aigle superbe;
Pour le nid, le buisson.

Tout arbre a sa verdure;
Toute abeille, son miel;
Toute onde, son murmure;
Toute tombe, son ciel.

Dans ce monde où tout penche

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Vers un centre meilleur,
La fleur est pour la branche
Et l'ami pour le coeur.

Conseils à *a un Enfant

Commence seulement * selement commence avec courage,
Des obstacles enfin tu seras triomphant *trihomphant.
Obtiens que l’Éternel bénisse ton ouvrage, offre
Offre à Dieu tes efforts et deviens son enfant.

Le matin, quand du lit tu sors avec l'aurore *orore;
Le soir, quand le besoin t'invite au doux sommeil *someil
Dis lui du fond du coeur : « Dieu bon, Dieu que j’adore
Dirige mon travail, mon repos, mon réveil »

Ah ! *A si ton coeur est pur, si ton zèle est sincère *cincère,
Le Ciel n'en doute pas exaucera tes vœux,
Oui mon fils l’Éternel touché de ta prière,
t'enverra *envéra le bonheur des enfants vertueux.

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Le 4 Novembre J.M.J.T.F.P.A. Le 27 Octobre

Le Petit Berger

Il avait allumé *alumé près du talus, au coin du bois, un feu de bruyère et assis sur la mousse,

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le pauvre enfant, il réchauffait ses mains à la flamme pétillante. La fumée, jaunie par de
fauves rayons qui glissaient entre les nuages, montait dans l’air pesant. Il la regardait onduler
comme un serpent qui gonfle et déroule ses anneaux *anaux, puis s'épandre *s’épendre en
nappes brunes, puis s'évanouir dans l'épaisse *aipaisse atmosphère. Plus de chants dans les
buissons, plus d'insectes ailés *zélés étincelants d'or, d'émeraude d'azur ; partout le silence, un
morne repos ; partout une teinte uniforme et triste. Les longues herbes flétries blanchissaient
penchées sur leurs tiges, on eût *eut dit le

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Le 12 Octobre J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

linceul de la nature ensevelie.
Quelquefois un petit souffle naissant et mourant presque au même moment, roulait sur la
terre les feuilles sèches. Immobile et pensif, il prêtait l'oreille à cette voix *voie de l’hiver.
Recueillie *Recoeuillie dans son âme elle s'y perdait comme se perdent, le soir, les soupirs de
la solitude *sollitude au fond des forêts.

La Mennais.

La Chenille

Un jour causant entre eux plusieurs animaux louaient beaucoup le ver-à-*a soie. Quel talent,
disaient-ils, déploie cet insecte *incecte en composant ses fils si doux si fins, si jolis, qui font
la richesse de l’homme. Tous vantaient son travail et lui envoyaient force compliments, tout
en exaltant son adresse.
Une chenille y trouva, seule, des défauts,

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Le 12 Octobre J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

en faisait la critique aux autres animaux surpris, disait * disaient des mais, des si, alors un
renard s’écria : « Messieurs, cela s’explique, car madame file aussi. »
Florian

Le point du jour à la Ferme

Au petit jour, le coq *cocq chantait dans la vallée; le chien se retournait dans sa niche et
aboyait deux ou *où trois fois ; la grive criait dans les bois sonores ; les feuilles bruissaient
sous les premiers rayons du matin. En bas, dans l’allée *alée, le garçon de labour chantonnait
et marchait d'un pas pesant ; il entrait dans la grange et ouvrait la lucarne du fenil, sur l'écurie
pour donner le fourrage aux bêtes. Les chaînes remuaient, les bœufs mugissaient tout bas,
comme endormis, les sabots allaient et venaient. Bientôt la ferme était pleine de bruits, dans la
cour, le coq, les poules, le chien, tout allait venait caquetait

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Le 7 Décembre J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

aboyait. Dans la cuisine, la cuisinière appelait quelqu'un, les casseroles *caseroles tintaient,
le feu pétillait, les portes s’ouvraient et se refermaient. Une lanterne passait dehors sous le
hangar. Puis tout à coup tout s'éclairait ; le Soleil paraissait enfin ; il étincelait comme de l'or.
Fritz le regardait monter dans le Ciel et pensait : "Dieu est grand !"

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Erckmann

Mots d'usage : [Les légumes]

Les légumes ! Vivent les légumes ! J’adore les petits pois, les fèves de marais, les haricots
verts, les lentilles, les artichauts *hartichots, les asperges, les cardons, la chicorée, les
épinards, les salsifis *salsifils, les topinambours *topinambours, les betteraves, les melons, les
potirons, le céleri *cellery ; J’aime

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Le 7 Décembre J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

aussi le persil, les raves, la pimprenelle *prinprenelle, les raiponces *réponces, les câpres,
les capucines, la sarriette *sariette, le basilic *basilique, le thym *tym, les cornichons, les
concombres *concongres, l’échalote *l’échalotte, l’ail, de l’oignon, l’oseille, les carottes
*carrottes, les navets, les panais *panets, et le poireau *porots . Vous voyez mes chères
enfants, qu’avec des goûts aussi frugaux *frugals je puis faire des régals chaque jour, surtout
lorsque les légumes sont dans leur primeur, les fruits dans leur nouveauté. J’aime avec délices
les tartes *tartres, les flans *flancs, les galettes, les soufflés *soufflets, les beignets, les
gaufres, les vol-au-vent, les crêpes, les croquets, les macarons, en un mot tout ce qui est bon.

Le 13 Janvier [1886] J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

La Neige

J'aime la neige, cette blanche vue a quelque chose de céleste. La boue, la terre nue me
déplaisent, m'attristent ; aujourd'hui je n’aperçois *n’apperçois que la trace des chemins et les
pieds des

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Le 13 Janvier Mercredi J.M.J.T.F.P.A. T. Martin

petits oiseaux. Tout légèrement qu’ils se posent, ils laissent leurs petites traces qui font mille
figures sur la neige. C’est joli à voir, ces petites pattes rouges comme des crayons de corail
qui les dessinent. L'hiver a donc aussi ses jolies choses, ses agréments ; on en trouve partout
quand on sait y voir : Dieu répandit partout la grâce et la beauté *bauté.
Eugénie de Guérin.

Tout le monde peut donner

Vous savez tous ce que c'est que l'aumône ; mais il y en a de plus d'une sorte ; il y a celle du
morceau de pain, du vêtement et de la pièce de monnaie ; il y [a] celle aussi

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Le Mercredi 27 Janvier J.M.J.T.F.P.A.

du bon conseil, de l’exhortation *l'exortation, de la consolation, et au besoin de la charitable
réprimande. Il en est de même du don : il y a celui qu'on fait de son or, de son argent, d'un
bien tout matériel, et celui que l’on fait de sa science, de sa sagesse, de son amitié, et du
meilleur de son âme. A ce compte, tout le monde peut donner, le pauvre comme le riche, le
petit comme le grand, la plus humble des créatures comme la plus élevée. Il suffit pour cela

Chatrian.

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1886

T. Martin

d'être pourvu de ces biens intimes et personnels dont l'esprit seul dispose parce que *parceque
seul il les possède, et dont la bonne volonté est la source abondante.
Damiron

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Le 2 Février Mardi J.M.J.T.F.P.A.T.M. T. Martin.

Mots usuels : [Les poissons]

J'ai moins de pitié pour les poissons ; en général ces vertébrés sont si gloutons qu'ils n'ont
d'autre instinct *inctinst que celui de leur conservation et de leur nourriture. Aussi je vous
permets de manger sans scrupule *crupule, le turbot, la barbue, l'alose *alos, le cabillaud
*cabillard, la raie, la sole, l'anchois *enchois, le rouget, le maquereau *macrot, les écrevisses,
les homards, les huîtres, les moules. N'ayez pas plus de pitié pour les brochets, les truites, la
tanche, la lotte *lot, la brème, le barbillon, le gougeon * gougon, les grenouilles. Faites les
accommoder avec du vin rouge ou avec du vin blanc, mettez dans la sauce du poivre, du sel,
du persil, de la ciboule *siboulle, de l'ail, des clous de girofle * girophe, du thym, du laurier,
du basilic ; faites les frire ; faites les mariner, farcir comme bon vous semblera ; gardez vous
seulement * selement d'avaler *d’avaller les arêtes *arrêtes et je [ne]

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Le 2 Février Mardi J.M.J.T.F.P.A.P. J. T. Martin

m’inquiéterai *inquèterai nullement du sort de ces *ses animaux *annimaux créés *crés sans
aucun sentiment et incapables *incapablent de la moindre affection.

Dictée : [La voiture]

La voiture qu’une de mes amies s’est fait faire dernièrement est déjà brisée *brizée ; cette
catastrophe est arrivée par l’obstination que les domestiques de cette dame ont montrée ils
ont voulu passer par une rue qu’on n’avait pas encore achevé de paver; ils ont cru le chemin
assez long, assez large pour passer et ils s’y sont engagés malgré les avertissements que leur
en ont donnés *donné les paveurs, et la populace qui s’est écriée, qui s’est même un moment
opposée à leur passage

Règles de grammaire : le participe passé.

CAHIER SCOLAIRE

Règles de grammaire : le participe passé.

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Le Lever du Soleil (suite)

J’aperçois *apperçois au loin des colonnes de fumée qui s’élèvent des toits rustiques ; le
villageois qui attelle ses bœufs à la charrue ou au chariot *châriot ; les basses-cours qui
se peuplent ; les troupeaux qui bêlent et défilent à pas lents, puis se disséminent en blancs
flocons sur le flanc des collines ; quelquefois *quellequefois enfin dans le fond du paysage
un cavalier qui passe à gué la rivière. La nature entière ressuscite *résuscite, embellie, recréée
pour ainsi dire par le repos de la nuit, et resplendissante *resplandissante comme au jour
où elle naquit du chaos à la voix de Dieu. Oh ! quelle joie ineffable *innéfable je ressens

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*ressends dans mon cœur !… Quel fonds d’insensibilité ne faudrait-il pas pour rester froid et
muet devant une si magnifique scène !

Calcul
[suit calcul divers]

CAHIER SCOLAIRE

Calcul
[suit calcul divers]

Dictée : [les verbes en ir et ire]

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Exercice : [La vie humaine]

La vie humaine. Une plante aquatique. Une plante marine. Une plante parasite.
L’administration des forêts. Une plante annuelle. La race chevaline. La race porcine. La race
ovine. La peste bovine. Un journal mensuel. Un journal hebdomadaire. Un journal quotidien.
Un animal insectivore. Un ouvrage posthume. Un oiseau nocturne.

Exercice : [Le maître récompensera]

Le maître récompensera les élèves laborieux et punira les paresseux.
La Seine prend sa source dans le département de la Côte d’Or et se jette dans l’Océan
Atlantique.
Nous recevons de bons conseils et nous n’en profitons pas.
L’enfant doit aimer ses pères [sic] et mère car ils en sont aimés [sic].
En 1870 Paris fut assiégé par les Allemands mais il fut victorieux.
Nous devons chérir notre mère car elle est bonne pour nous.
Vous êtes coupable donc vous expierez votre faute.

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Le feu s’était déclaré dans la maison mais il a *à été éteint.
Votre maître est pour vous un second père donc vous devez l’aimer comme votre père.
Faites votre devoir ou bien partez .
J’aime mon ami mais il me le rend bien.

Un caractère irascible – Un animal quadrupède.- Un individu bavard *babard.- Une terre
calcaire .- Un homme crédule.- Un homme bienfaisant – Un homme malfaisant.- Un animal
amphibie *emphibie.- Un animal herbivore *erbivore.- Un animal carnivore.- Une publication
périodique.- Un homme intelligent.- Un homme chauve.- Un homme manchot – Une pièce de
terre rectangulaire.- Un liquide sirupeux *siriptueux.

Le temps que nous perdons ne se retrouve jamais.
Le gaz qui se dissout est l’acide carbonique.
L’air que nous respirons forme une couche d’environ vingt lieues d’épaisseur.
Le vin qui surit *surît s’appelle vinaigre.
Celui qui retient *retiens peut avoir

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beaucoup retenu. - La terre que nous cultivons donne des produits abondants.
L’outil dont on se sert n’est jamais rouillé.- Pierre qui roule n’amasse pas mousse.
La ville française que Eustache de St-Pierre a *à délivrée est la ville de Calais.

Réduire une place. Ôter *Auter le mât d’un vaisseau. Couper les bois d’une contrée
*conontrée. Commander une statue. Partager un royaume. Jeter et ôter les armes d’un
cavalier. Cultiver un pays et en faire une colonie. Vendre des marchandises dans plusieurs
pays. Mettre des tuyaux de terre dans les champs pour faire écouler l’eau. Tramer un complot.
Couper fendre un arbre.

Style

Louis II hérita de Charles le Chauve son père du royaume de France seulement ; ce fut
un prince faible qui créa des fiefs nombreux et commença de démembrer l’empire de
Charlemagne ses fils furent faibles comme lui

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Sous Louis III et Carloman Boson s’était fait nommé gouverneur et avait pris le
commandement de plusieurs villes d’à partir *apartir de Lyon ; Louis III et Carloman se
soulevèrent mais ils ne purent obtenir que Boson changeât *changeat de conduite. Les
deux frères moururent à deux années de distance on les ensevelit *ensevlit dans le même
tombeau en souvenir de leur touchante union. Après la mort de Louis III et Carloman il ne
restait plus que Charles petit prince qui n’avait alors que cinq ans on élut à sa place Charles
le gros ; celui-ci *celui ci était encore bien plus incapable de régner que ses prédécesseur
*prédescéseurs car eux au moins avaient su remporter plusieurs victoires sur les normands ;
Sous le règne de Charles le Gros les normands vinrent assiéger Paris, la résistance fut
héroïque *éroïque les chefs étaient Eudes et l’évêque Gozelin, ils soutinrent le siège pendant
dix huit mois, au milieu des horreurs de la famine la peste vint aussi se mêler, enfin Charles
gros [sic] parut sur les hauteurs *auteurs de Montmartre *Montmarthe avec une armée deux
fois plus forte que celle des normands. Eudes se réjouit à

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l’idée que les Normands allaient être vaincus *vainçus, mais quel ne fut pas son
désappointement *désapointement en apprenant *aprenant que Charles le *les Gros avait
acheté leur retraite au poids de l’or. Après sa lâche *lache intervention *intervension Charles
le gros se retira en Allemagne. L’Italie et la France choisirent des souverains particuliers la
France choisit Eudes qui avait si vaillamment *vaillament défendu Paris. Ainsi fut démembré
l’empire de Charlemagne. Le vaillant duc de France ne se maintint pas sans difficulté
*dificulté sur le trône déjà si ébranlé des Carlovingiens *Carlovengiens de nombreux ennemis
s’élevèrent de toutes parts, mais il sut les réprimer. ayant appris que Charles le simple
troisième fils de Louis le Bègue venait d’être nommé sur le trône il alla lui déclarer la guerre
mais elle fut peu meurtrière et se borna à un accommodement *accomodement des deux côtés
mais peu d’années après la France *Françe fut privée du vaillant Eudes et Charles que son peu
d’intelligence avait fait surnommer le simple, resta seul en possession de la couronne.

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 22

Salomon de Caux (La découverte de la vapeur)
Le vent du nord, soufflant dans l’aride bruyère
Ebranlait le vieux toit d’une pauvre chaumière.
Sentinelle placée au front nu d’un coteau *côteau
C’était l’heure où la nuit revêt son noir manteau

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Aux tremblantes clartés d’une flamme bleuâtre.
Que deux maigres tisons faisaient briller dans l’âtre *l’ombre
On pouvait voir assis sérieux et pensif
Un jeune homme au corps grêle au regard expressif *exprésif
Cet homme aux premiers pas de son adolescence *adolécense
Avait de la vapeur découvert la puissance
Et compris quels bienfaits cette fille des airs
Devait un jour laisser tomber sur l’univers
Pauvre pâtre orphelin *horphelin et dont l’enfance amère
Pour essuyer ses pleurs n’avait point eu de mère
Le jeune Salomon concentra son bonheur
Dans la perfection des œuvres du Seigneur
Favori d’un vieux prêtre austère et sans rudesse
Dont le profond savoir égalait la sagesse

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 23

Calcul

La superficie du département de la Seine est de 475 kilom. carrés. Exprimez cette superficie
en hectares ?
[suit ce calcul et d’autres exercices ]

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 24

Louis XIV (Résumé) 1643-1716

Quand Louis XIV monta sur le trône il n’était âgé que de cinq ans, Louis XII [sic] avait
désigné Condé pour être régent mais la reine mère Anne d’Autriche s’empara de la régence
et choisit pour ministre Mazarin. Le grand Condé remporta en 1648 deux grandes victoires
qui ont amené *amenés le traité *trété de Westphalie et il mit fin à la guerre de trente ans
par la victoire de Lens. Ce traité changea la carte d’Europe en modifiant considérablement le
nombre et les limites des états il servit de base à la politique jusqu’à *j’usqu’à la révolution
française qui renversa le système d’équilibre. La France obtint par ce traité *trété Metz *Mez,
Toul et Verdun, l’Alsace les forteresses de Brisach, de Philipsbourg *Philepsbourg et de
Pignerol, qui étaient les clefs de l’Allemagne et du Piémont, l’Autriche se trouva humiliée
mais l’Espagne ne voulut pas faire la paix et la guerre continua avec elle jusqu’au *j’usqu’au
traité des Pyrénées *Pyrennées qui fut conclu 11 ans après celui de Westphalie. Quoique ce
traité *trété fut avantageux il n’empêcha pas la fronde.

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 25

Guerre de la Fronde 1648-1653

Le cardinal de Retz se mit à la tête des révoltés pour faire la guerre à Mazarin. Cette faction
se souleva le jour où l’on fêtait la victoire de Lens. Condé soutint le parti du roi et eut
pour adversaires Turenne, le duc de [La] Rochefoucauld et le duc de Beaufort, qui étaient
frondeurs. Condé fit rentrer le roi dans Paris. Mais bientôt ses manières de supériorité le firent
détester des deux partis qui s'unirent contre lui et l’enfermèrent à Vincennes *vencenne ;
quand il en sortit il se mit dans le parti opposé au roi Mazarin lui opposa Turenne qui était
rentré dans le parti du roi, ils se battirent comme deux lions mais la victoire ne se déclara pour
aucun.
La guerre de la fronde ne se termina qu’en 1653. Le traité *trété des Pyrénées *Pyrennées
en 1659 fut signé par Mazarin et Louis de Haro ministre du roi d’Espagne il fut conclu dans

l’île *ile des faisans ou *où de la Conférence. On convint dans le traité *trété que la France
garderait de l’Artois la plus grande partie et qu’elle aurait en plus Gravelines, Landrecies
Thionville et Montmédy. Condé rentra en grâce auprès de Louis XIV et Mazarin mourut en
1661.

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 26

Epoque Glorieuse 1661-1679

Colbert succéda à Mazarin il réforma l’administration intérieure du royaume et fut nommé
contrôleur *controleur général. Tout en réduisant les impôts, Colbert éleva les revenus les
revenus de l’Etat de *à 52 à 95 millions et favorisa toutes les industries.
Pendant que Colbert multipliait les ressources de l’état, Louvois travaillait à l’organisation
de l’armée. Louis XIV prit *prît lui-même les rênes de l’Etat et il se montra digne de son
titre de roi très chrétien. Son beau père étant venu à mourir il prétendit avoir des droits sur les
pays bas espagnols *espagnlos par sa femme Marie-Thérèse fille du roi d’Espagne mais il fut
obligé de faire la guerre pour obtenir ce qu’il demandait et comme l’Europe se coalisa contre
lui il crut plus sage de faire la paix à Aix-la-chapelle. il rendit la franche-Comté et garda la
Flandre. Louis XIV ne put pardonner à la Hollande d’avoir provoqué la coalition de l’Europe
et il fit des préparatifs pour se venger Louis XIV remporta beaucoup de brillantes

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 27

victoires mais le courage de Guillaume d’Orange lui opposa des difficultés. Louis XIV afin
*affin de rétablir l’unité politique et religieuse révoqua l’édit de Nantes.
Peu de temps après Guillaume d’Orange fit une nouvelle coalition contre la France en (1689).
Le Maréchal de Luxembourg vainquit le prince de Waldech à Fleurus en (1690) il vainquit le
prince Orange à Steinkerque (1692) et il remporta la victoire de Nerwinde (1693)
Malgré toutes ces victoires le trésor s’épuisait et Louis XIV dut songer à faire la paix, il
fit avec Amédée de Savoie le traité *trété de Turin et signa à Ryswick (1697) la paix avec
les autres puissances. Il rendit à l’Espagne ce qu’il avait pris du côté *coté des Pyrénées
*Pyrennées et dans la Flandre, à L’Empire il rendit Fribourg, Brisach et presque toutes les
places qu’il s’était fait livrer depuis le traité *trété de Nimègue à l’exception de Strasbourg.
Ce qui lui coûta *couta le plus néanmoins *néamoins ce fut de reconnaître Guillaume III son
ennemi personnel pour roi d’Angleterre au détriment des Stuart *Stuarts, qu’il avait soutenus
avec tant de générosité et de dévouement.

CAHIER SCOLAIRE n° 7 p. 28

Dictée

Il a été égaré *egarée une lettre à la poste ; c’est justement celle que vous m’aviez adressée
à la terre de *** et qui m’aurait donné des nouvelles si importantes de ma famille je me suis
lassée d’attendre et poussée par mon ennui par mon inquiétude *inquétude je me suis rendue
au bureau de la poste *pouste les commis m’ont parlé avec une insolence qui m’a outrée je me
suis fâchée *fachée emportée les ai menacés et me suis rendue chez le directeur général.