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Les premières communions

Lire ici le Catéchisme en usage au Diocèse de Bayeux.

Voir les images liées à la première communion de Thérese

Marie

Pauline

Léonie

Céline

Thérèse

Marie plus jeune

Pauline plus jeune Leonie plus jeune Celine plus jeune TH plus jeune
M. l'abbé Boulangé, aumônier de la Visitation, assurait le catéchisme.
M. l'abbé Boulangé, aumônier de la Visitation, assurait le catéchisme.
Catéchisme commencé à la Visitation du Mans, et terminé au presbytère de Notre-Dame d'Alençon.
Catéchisme assuré par l'abbé Domin, aumônier de l'Abbaye. De plus, Sr Agnès de Jésus a réalisé un livret de préparation à la 1ère communion pour Céline. Voir le livret en photos.
Catéchisme assuré par l'abbé Domin, aumônier de l'Abbaye. De plus, Sr Agnès de Jésus a réalisé un livret de préparation à la 1ère communion pour Thérèse. Voir le texte écrit ou en photos.

date: le 2 juillet 1869

lieu: à la Visitation du Mans.

Lire les souvenirs de Marie sur sa première communion.

date: le 2 juillet 1872

lieu: à la Visitation du Mans.

Lire les souvenirs de Pauline sur sa première communion.

date: le 23 mai 1875

lieu: à Notre-Dame d’Alençon.

Lire les souvenirs de Léonie sur sa première communion.

date: le 13 mai 1880

lieu: à l’Abbaye Notre Dame du Pré, Lisieux.
Lire les souvenirs de Céline sur sa première communion.

date: le 8 mai 1884

lieu: à l’Abbaye Notre Dame du Pré, Lisieux.
Lire les souvenirs de Thérèse sur sa première communion.

Pauline reçoit en cadeau un Diurnal de Bayeux à tranche dorée, avec une reliure en ivoire (12,5 x 9 cm.) à fermoir doré.

 

Céline reçoit en cadeau un Paroissien romain à tranche dorée, avec une reliure d'ivoire en relief (11,5 x 8,5 cm.) à fermoir d'ivoire.

Thérèse reçoit une Imitation à tranche dorée, reliée en cuir bleu (10 x 7 cm.).

Un peu de courrier

Un peu de courrier

Un peu de courrier

Un peu de courrier

Un peu de courrier

De Mme Martin à Mme Guérin le 11 juillet 1869:
Je suis très contente que Marie, malgré son jeune âge (dont la première Communion fut avancée pour des raisons de santé), ait fait sa première Communion, si vous saviez comme elle était bien disposée; elle avait l'air d'une petite sainte. M. l'Aumônier m'a dit qu'il était fort satisfait d'elle, il lui a décerné le premier prix de catéchisme. J'ai passé au Mans les deux plus belles journées de ma vie, j’ai rarement ressenti autant de bonheur.
 
De Marie du Sacré-Cœur à Céline. 15 juillet 1891: Le 2 juillet, ce 21e anniversaire de ma 1ère communion m'a laissé dans l'âme tout un monde de souvenirs et de réflexions profondes... O petite sœur chérie, le temps n'est rien, les joies de la terre ne sont rien, les rêves d'avenir ne sont rien, la croix seule compte ici bas. J'ai écrit à Mme Costard [sœur du Bon Sauveur] pour avoir des nouvelles de notre cher petit père. Dis-moi Céline, quel mystère est la vie ? Le comprends-tu, ce mystère ?
De sœur Marie Dosithée à M. et Mme Guérin. 9 juin 1872.
Je vous en prie priez beaucoup pour que ma petite Pauline fasse une bonne première communion. C'est une chose si sérieuse et qui a une grande influence pour tout le reste de la vie, que je crains toujours que sa légèreté naturelle ne la prive d'une partie des grâces qu'elle devrait recevoir.
De Pauline à M. et Mme Guérin. 13 juin 1872.
Mon cher Parrain et ma chère Tante,
Je vous écris pour vous faire part du bonheur que j'aurai le deux Juillet, jour de ma première communion et pour que vous ayez la bonté de bien prier pour moi afin que je m'y dispose bien et je vous promets mon cher Parrain et ma chère Tante, de ne pas vous oublier en ce beau jour; je serais bien ingrate si je le faisais, vous avez toujours eu tant de bontés pour moi que je demanderai au bon Dieu de vous en récompenser et de vous accorder tout ce que vous désirez et surtout qu'il vous conserve longtemps.
Je vous remercie mon cher Parrain du beau livre que vous m'avez envoyé pour ma première communion, j'en suis bien reconnaissante il me sera un double souvenir; mais j'aurais voulu vous voir avec ma tante, mon bonheur aurait été complet puisque Papa, Maman et ma marraine (Note: Pauline Romet) y seront.  Cher Oncle et chère Tante je vous embrasse respectueusement.
Votre très affectionnée petite nièce
Pauline Martin,  enfant de Jésus.
De Pauline à Mme Guérin. Août (?) 1882.
La douce voix qui s'était fait entendre à mon coeur, le jour de ma  première Communion a grandi avec les années.  Je l'écoutais toujours avec bonheur, c'était quelque chose de si suave, de si beau. Et cette voix disait toujours : « Viens, viens…

 

De Mme Martin à Mme Guérin le 13 décembre 1874.
Quant à Léonie, je ne puis rien vous demander en fait de jouets, elle ne s'amuse plus, elle travaille; vous lui donnerez un chapelet pour sa première Communion, qu'elle
fera le jour de la Sainte Trinité. Elle sait parfaitement son catéchisme et répond aux questions mieux que je ne l'aurais cru; si elle ne se troublait pas, elle serait une des premières. Je l'ai conduite, mardi dernier, en pèlerinage à l'église de l'Immaculée Conception, à Séez, pour obtenir qu'elle fasse une bonne première Communion.

 

De soeur Agnès à Céline. Vers le 20 décembre 1882.
Tu n'es pas seulement ma sœur, ma filleule (de confirmation)  tu es encore et pour toujours ma petite fille chérie, l'enfant que j'ai préparée à sa première communion, oui, que j'ai portée à Jésus pour la première fois ! Oh ! mais, ce sont de trop beaux titres pour que je ne les revendique pas. (…)   Sois toujours bien bonne, rappelle toi souvent ta Première Communion, cette pensée te donnera du courage dans les moments difficiles...

De sœur Agnès à Céline. Janvier 1883
Je t'embrasse d'abord ma chérie, j'ai besoin de te caresser aussi tendrement qu'autrefois, laisse moi donc te prendre sur mes genoux comme l'année de ta première Communion!... Oh ! c'était bien doux, n'est ce pas, nos petites soirées de préparation ? moi j'en ai gardé un délicieux souvenir. Mon petit enfant il faut très souvent pour t'encourager dans le bien, te rappeler le beau jour de ta première Communion, les promesses que tu as faites à Jésus dans toute la ferveur de ce jour béni.

De sœur Agnès de Jésus à Céline. Décembre (?) 1883
… mon petit Célin, c'est ma fille à moi, je l'ai conduite au bon Dieu le jour de sa Première Communion, je suis sa Marraine et avec ces titres je peux bien revendiquer mes droits. Voyons, n'est ce pas, fillette, que ton petit coeur est mon héritage, ma propriété. Oh ! je ferai de belles choses sur ma propriété. J'y bâtirai un palais magnifique où le petit Jésus, la Ste Vierge et les Anges aimeront à venir reposer dans leurs courses ici bas, puis j'y planterai de belles promenades, j'y sèmerai de belles fleurs depuis le lys de l'innocence jusqu'à la petite violette de l'humilité. N'est ce pas que ce sera charmant. Mais il me faudra ton aide, je suis ingénieur architecte, tu es maçon et jardinier.

De sœur Agnès de Jésus à Céline. 18 19 mars 1888 : Petit Célin qui a mal au pied, je t'aime comme ma petite fille chérie que j'ai préparée à la première communion...

De sœur Agnès de Jésus à Céline 28 (?) février 1889: Adieu, ma petite fille chérie, si tu savais combien je t'aime ! Le temps est loin pourtant où je te berçais sur mes genoux en te parlant de ta Première Communion ! Quels doux souvenirs pour mon coeur. C'est un lien particulier entre ton âme et la mienne...

De sœur Agnès de Jésus à Céline. 22 octobre 1889: Adieu ma petite fille que j'ai préparée à sa Première Communion. Oh! heureux jour ! mais il en viendra un plus heureux encore.

De Mère Geneviève à M. Martin. 28 et 29 mars 1884.
Monsieur, C’est avec une joie égale à celle de votre chère enfant que je vous fais part de son admission à la Ste Profession. Son désir serait que ce jour tant désiré aurait la même date que la première communion de votre cher Ange. Nous espérons, Monsieur, pouvoir condescendre à ce désir. Vous êtes un Père vraiment heureux car Dieu verse à grands flots ses bénédictions sur votre intéressante famille. Veuillez, Monsieur, lui offrir nos amitiés bien sincères. Mr et Mme Guérin dont les enfants rivalisent avec les vôtres sous tous rapports partageront.

De Mère Marie de Gonzague à Thérèse - fin décembre 1882 ou janvier 1883
Je permets à ma future petite fille de penser à sa sainte petite sœur Carmélite devant le Jésus de son cœur mais jamais pendant la nuit; Thérèse dormira toute la nuit, mangera tout ce que sa bien aimée sœur Marie voudra qu'elle mange; et dès maintenant, pour se préparer à sa première Communion, elle va être bien obéissante.

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le  7 (?) février 1884
Je suis bien contente de toi: Marie m'a fait part de tes bonnes résolutions et je te trouve bien raisonnable, bien gentille. Le petit Jésus sera le premier à te récompenser de ton sacrifice, je n'en doute pas. Pour moi, mon chéri, je te promets d'être fidèle à la petite lettre que tu me demandes, toutes les semaines, elle viendra te dire combien je pense à toi, à ta Première Communion. Dans ce moment je construis le fameux petit cahier, j'y ai déjà passé un temps infini, mais je ne suis pas fatiguée et compte le faire aussi beau que possible. Céline, je pense, ne sera pas jalouse, elle est bien trop grande d'âme et de taille!  

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le  14 (?) février 1884  
J'ai promis à Marie ce matin de te donner le petit cahier (de préparation à la 1ère communion) pour le commencement de Mars. J'y travaille toujours. J'espère que mon Benjamin travaille aussi bien fort à labourer sa petite terre. Pour y semer d'aussi belles fleurs que celles du petit cahier, il ne faut pas y laisser seulement un brin d'herbe...  Oh! quand je pense que dans trois mois Jésus viendra Se reposer dans ce petit cœur d'enfant, dans le cœur de ma Thérésita!....  Il faut, mon chéri, ne rien épargner pour faire de ton âme un petit Ciel que l'Enfant Jésus veuille habiter toujours!...  Ah! qu'il soit déjà ce doux Enfant le roi, l'amour de ton cœur.  Ou 'est-ce qu'il y a sur la terre de plus ravissant que Jésus? Jésus dans son berceau, Jésus dans le cœur de Thérésita... sommeillant au milieu des fleurs!

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le  21 (?) février 1884
Je pense que tu es toujours en train de labourer la petite terre de ton cœur. Il le faut, car dans quelques jours va commencer la plantation des fleurs. O ma Thérèse, y penses-
tu! dans trois mois à peine le petit Jésus viendra pour la première fois reposer dans ton cœur! Et qui est ce petit Jésus? C'est le même, oui le même que la Ste Vierge a tenu dans ses bras, qu'elle a emmailloté, couché dans la crèche, bercé sur ses genoux! C'est ce petit Enfant si beau, si ravissant qui fait aujourd'hui les délices du Ciel! C'est Lui!... O ma chérie, le jour de la première Communion, c'est le plus beau jour de la vie, c'est un jour du Ciel! Demande-le plutôt à Céline !... Mais pour en goûter les charmes infinis il faut faire de son cœur un petit cœur d'ange. N'oublie pas cela mon petit Benjamin.

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le  28 février 1884
Je t'annonce le fameux petit cahier pour ce soir. Quand je pense que samedi matin ma Thérésita va commencer sa grande préparation. Plus que deux mois et demi et le petit Jésus descendra pour la première fois dans son cœur! Oh! comme il faut les bien employer ces deux mois et demi! Que d'ouvrage à faire, que de fleurs à semer en si peu de temps! Mais mon chéri, regarde la nature, elle commence presque le même jour que toi à refaire sa parure, on voit déjà les bourgeons aux arbres des jardins, bientôt viendront les fleurs, au mois de mai certainement tout charmera les regards. Eh bien ce que la nature fait, seulement pour réjouir nos yeux, ne le feras-tu pas aussi toi: Thérésita de l'Enfant Jésus! pour recevoir et réjouir le petit Enfant bien aimé à son premier réveil dans ton cœur?  Mais j'entends ta réponse et je sens qu'il est presque inutile d'encourager, quand on possède un bon petit cœur comme le tien mon chéri!  Je sens que de loin Jésus lui-même, invite, encourage sa petite sœur à travailler pour Lui, et quels sont les encouragements de ta pauvre Agnès après les suaves paroles du petit Jésus...  Adieu ma Thérésita, si ton jardin est bien fleuri, si tout est prêt quand le grand jour viendra, crois bien que Jésus de son côté ne viendra pas les mains vides! Ah! si tu savais les trésors délicieux cachés dans cette petite Hostie d'une Première Communion bien préparée!

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le  3 avril 1884
Quel bonheur, mon petit chéri, que ta Première Communion soit le 8 Mai. Oh! qu'il me sera doux de me donner au bon Dieu le même jour que toi.

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse le 6 mai 1884
Encore la journée de demain et puis Jésus viendra habiter le parterre fleuri de ma Thérésita, Il viendra en même temps habiter le pauvre parterre d'Agnès!... Qui l'emportera des deux en beauté et en richesse? Ah! je le sais bien, mais je sais aussi que le petit Jésus de Thérésita n'est pas difficile, ou plutôt qu'Il est miséricordieux et indulgent. 

Lettre de l'abbé Domin de décembre 1898.
Je la vois assise sur les bancs du catéchisme et nous édifiant par sa piété simple et naïve, aussi bien que par le zèle extraordinaire qu’elle mettait à s’instruire des vérités religieuses. Je me rappelle le jour de sa première communion, et je crois encore l’entendre prononcer son acte de consécration à la Très Sainte Vierge (voir ici une photo de cette scène, prise dans les années trente).