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De Mme La Néele à Thérèse - 5 septembre 1897

De Mme La Néele à Thérèse.
5 septembre 1897

 

 

[Date déduite du contenu.]

Ma Chère petite Thérèse,
Je ne t'écris que ces quelques lignes, craignant de te fatiguer. Je t'envoie avec cette petite corbeille de
fleurs toute mon affection, tu sais, ma chère petite sœur, que tu as une grande place dans mon cœur,
aussi je suis souvent, bien souvent, par la pensée près de toi. Quand je sais que tu souffres, cela me
navre, aussi je demande au Saint Esprit d'éclairer tes deux médecins (De Cornière et La Néele), afin
qu'ils puissent te soulager. Je ne te dirai pas, mon cher petit ange, la joie que j'ai eue en voyant mon
mari entrer au Carmel pour te consulter. C'est une gâterie de la Providence; la bonne Mère Prieure a
envoyé à Francis ta photographie (n°45) pour remercier, disait-elle. Mais, je crois que les rôles étaient
changés; c'est à nous de remercier et du fond du cœur cette bonne Mère qui a tant de délicatesses et de
bontés. J'étais bien émue en recevant ton portrait, ma chère petite sœur, et j'avais la gorge si serrée par
les larmes que je ne pouvais rien dire.
A Dieu, ma chérie, je t'embrasse bien fort, bien fort, que la Sainte Vierge Marie te garde en sa sainte
protection.
Ta petite sœur qui te chérit
Jeanne
Mon affectueux respect à la Révérende Mère et encore toute ma reconnaissance.
Francis va arriver à Lisieux à cinq heures ce soir.
Maman t'enverra du bon petit poulet au blanc demain avant dix heures.

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