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De Jeanne Guérin à Céline - 17 novembre 1887.

De Jeanne Guérin à Céline. 17 novembre 1887.

 

Ma Chère petite Céline

Je plains la pauvre Thérèse d'être forcée de lire le long griffonnage de Marie, au lieu de se reposer de ses fatigues ou d'aller admirer les splendeurs de la cité. Aussi je ne vais pas t'en dire bien long je veux seulement te donner signe de vie et te montrer que je pense toujours à toi. Je te suis partout dans ton long voyage, ma chère petite Céline, et je suis heureuse en voyant ton enthousiasme devant les paysages de la Suisse ou devant une œuvre de Raphaël. Dimanche Mr Lepeltier [Lepelletier] nous a fait un magnifique sermon sur Lorette et autres lieux de l'Italie qu'il a visités. Atine Godard a pleurait, il fallait que ce soit bien touchant n'est-ce pas? Nous avons pensé que justement ce matin-là vous visitiez la Ste Maison et nous avons assisté à la messe en union avec vous. Que vous êtes heureuses de visiter tant de belles choses.

Adieu, ma chère petite Céline, je vous embrasse toutes les deux de tout mon cœur

ta Jeanne

Je te prie de souhaiter le bonjour de ma part à mon oncle.

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