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De sœur Marie‑Dosithée Guérin à sa sœur Zélie Martin - le 27 juillet 1858

 

 De sœur Marie‑Dosithée Guérin à sa sœur Zélie Martin.

V. J.  (Vive Jésus)

                                                                                                      De notre Monastère du Mans

                                                                                                                       le 27 juillet 1858

 

Ma chère et bonne Sœur

Je ne puis résister au besoin que j’éprouve de t’écrire quelques mots quoique je pourrais bien le dire de vive voix à ma Mère. Je suis très contente que tu sois heureuse, je ne saurais exprimer à l'honorable famille où tu es entrée toute la reconnaissance que je lui dois pour toutes les attentions qu'elle te porte.

Tu peux être tranquille sur ce que tu m'as dit, je ne l'ai dit qu'à notre bonne Maîtresse (la maîtresse de noviciat), compte que ton secret (les nouveaux époux se sont promis de vivre dans la chasteté, comme frère et sœur) sera bien gardé elle ne le dira à personne, elle s'est bien réjouie de ce que vous aviez embrassé un état aussi parfait; dis à Mr Louis Martin que je l'aime beaucoup, je le regarde comme mon frère. Dans mes prières vos deux noms se trouvent toujours ensemble je serai bien heureuse de * [v°] vous voir, ma Mère m'a dit que c’était le 12 ou le 13 Août, ne manquez toujours pas car j’aime l'exactitude.

J'avais encore beaucoup de choses à te dire, le temps me manque quoique j'ai beaucoup de plaisir à m'entretenir avec toi.

Je te prie de bien embrasser Mr Martin pour moi, et de l'assurer de l'affection sincère que je lui porte.

Je t'embrasse de tout mon cœur.                                                                

L. Guérin  

(Louise Guérin n'est encore que postulante. Elle ne prendra le nom de sœur Marie-Dosithée qu'à sa prise d'habit, le 24 février 1859)

de la Visitation Ste Marie

Dieu soit béni.

*[r°tv]     Notre maîtresse veut bien accepter le livre que tu veux lui donner elle voudrait bien la vie de la Mère Séraphine Bourlier par L. Veuillot, ne lui donne toujours pas broché cela sera pour sa fête qui est le 15 août. 

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