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Les archives

 

Un univers à part, avec ses règles propres

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Comme en tout lieu d’archives, le travail des Archives du Carmel de Lisieux couvre essentiellement trois grandes opérations :

- le tri et classement des documents et objets

- leur conservation

- leur diffusion

Tout le travail, initié par soeur Marie de la Trinité, fut d'abord une collecte d'éléments, d'objets, d'informations, notamment auprès de Céline et des contemporaines de Thérèse. Il a continué avec des opérations de tri et de classement de données nouvelles reçues du monde entier au cours du XXe siècle.

Cependant, l’impulsion la plus importante pour cet archivage général est venue des interventions de Mgr Brincart et Mgr de Germiny, tous deux chartistes, ayant sollicité pour nous au milieu des années 1990  la collaboration d'une des quatre inspecteurs des Archives de France. Ils ont largement contribué à professionnaliser notre travail, qui n'était que le travail d'une équipe de carmélites de bonne volonté.

Ceci dit, l’élan de fond nous est toujours venu de la part des chercheurs eux-mêmes et de leurs demandes, nous orientant systématiquement vers telle ou telle coûteuse (mais rentable) opération de tri ou classement.


le tri et classement des documents et objets

Commencé au début des année 1960, ce gigantesque classement a consisté à trier les documents, les ranger dans des boîtes d'archives, et à créer des fiches correspondantes pour chacun - à la machine à écrire. Trente ans plus tard, nous avons commencé à transférer ces fiches sur ordinateur avec le logiciel ISIS sous DOS. Le couronnement de cette entreprise a pu se faire grâce à une migration sous FileMakerPro, logiciel beaucoup plus puissant et plus souple, facilitant le croisement de millions de données différentes et la conversion en n’importe quel format pour l’échange. FMPro autorise aussi l’utilisation d’images, ce qui nous permet dans le cas des objets d’inclure leur représentation dans la fiche descriptive. Cette migration s’est faite sous la direction bienveillante – et bénévole – de M. Jean-Pierre Mitsch, directeur émérite des services informatiques de l’Université de Louvain.

Le résultat est environ 100,000 fiches, chacune correspondant à un livre, un article de revue, des textes inédits, de la correspondance, à des documents en vrac. Les articles de revues, les textes inédits et les documents divers sont sous pochette plastifiée à ouverture en L.  Tous passent ensuite sous enveloppe kraft, puis sous boîte d’archive. Dans une seconde vague de classement, chaque document sera numéroté. Pour les objets, le catalogage se fait par photo numérique classée par type d’objets : tableaux, ex-votos, objets de l’époque de Thérèse, etc.

 

la conservation des documents et objets

La conservation, en partant du plus grand au plus petit, a nécessité environ 80 armoires métalliques fermées de 1 m 20 de largeur et très profondes, autorisant 8 tablettes. Dans ces armoires nous pouvons utiliser, en cas de vrac, des caisses de plastique empilables.

Les documents précieux ou sur supports fragiles sont conservés dans des pochettes en mylar à ouverture en L. Ces pochettes constituées de matière morte stoppent la dégradation du support. D’une taille plus large que le document à conserver, elles autorisent la manipulation sans endommager le document. Thérèse et ses consœurs ont utilisé en général pour leurs textes et leurs œuvres d’art des papiers bas de gamme qui s’auto-détruisent.

Ces documents précieux ou fragiles sont ensuite déposés dans des boîtes phibox à rabat, aux caractéristique physico-chimiques adaptées à la conservation de documents. Enfin, les fusains et autres dessins fragiles sont placés sous portefeuilles de carton à réserve alcaline mais sans acide, sans azurant optique ni lignine. Pour tous ces produits très spécifiques, nous sommes clientes de Stouls.

Enfin, bien qu'ils soient sous coffre-forts anti-feu pouvant résister 2 heures à 2000 C°, la numérisation de textes de Thérèse et de ses proches restait essentielle. Elle a été menée avec des logiciels et scanners divers au fil des ans.

 

la diffusion des documents et objets

Enfin, la diffusion de toutes ces informations se fait à deux échelles : à un niveau amateur et professionnel. Le niveau amateur exige une réponse rapide et précise à de nombreuses petites demandes émanant d’admirateurs de Thérèse, de prédicateurs voulant une précision, ou de revues spécialisées. Exemples:

- où et quand Tom est-il mort ?

- qui est Lucie Gosset ?

- avez-vous une photo de l’icône russe représentant Thérèse envoyée par Mgr Neveu ?  

Le logiciel FileMaker permet de retrouver, bien plus facilement que dans les années 1950,  parmi nos milliers de documents, telle ou telle information. Les textes numérisés autorisent aussi la recherche rapide d’une aiguille dans un botte de foin. FileMaker facilite les réponses : il est possible, après une recherche, d’isoler et de convertir le résultat en format exportable sous internet.

Le niveau professionnel est l’accompagnement au niveau de la recherche : universitaires en rédaction de publications savantes sur Thérèse et doctorants en rédaction de thèse. C’est un travail impliquant souvent de notre part bien des heures de recherche et d’évaluations très fines sur la vie ou la doctrine de sainte Thérèse, sur ses contemporains et sur le développement du rayonnement de son Carmel.

Ces deux niveaux se rejoignent désormais dans l'utilisation de ce site internet - ouvert à toute personne aimant Thérèse. 

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