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Concordance pascale

Concordance pascale

(1896 ou 1897)

JMJT

Le jour du sabbat étant passé, Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des drogues aromatiques pour aller embaumer Jésus ; elles sortirent de grand matin le premier jour de la semaine et arrivèrent au sépulcre le soleil étant déjà levé. Cependant elles se disaient l'une à l'autre : Qui donc nous ôtera la pierre de devant l'entrée du sépulcre, car cette pierre était fort grande. Elles regardèrent (Mc 16,1-4) et tout à coup il se fit un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendant du ciel vint renverser la pierre et s'assit dessus. Son visage était comme un éclair et son vêtement comme la neige. De la frayeur qu'en eurent les gardes, ils lurent tous éperdus et demeurèrent comme morts (Mt 28,2-4). Marie-Madeleine voyant que la pierre du tombeau était ôtée, courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait et elle leur dit : On a enlevé du sépulcre le Seigneur et nous ne savons où on l'a mis (Jn 20,1-2). Cependant l'ange parlant aux femmes leur dit : Pour vous, n'ayez point peur ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié (Mt 28,5) ; comment cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant (Lc 24,5) ? Il n'est point ici ; car II est ressuscité comme il l'avait dit. Venez, voyez l'endroit où l'on avait mis le Seigneur (Mt 28,6). Ressouvenez-vous que lorsqu'il était encore en Galilée, il vous a dit : Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il ressuscite le troisième jour. Elles se ressouvinrent aussitôt de ces paroles (Lc). L'ange ajouta : Allez promptement (Lc 24,6-8), dites à ses disciples et à Pierre qu'il sera en Galilée avant vous ; c'est là que vous le verrez comme II vous l'a dit. Ces femmes sortirent aussitôt du sépulcre (Mc 16,7-8), saisies de crainte [Lc 24,5 inscrit en bas de page] et transportées de joie (Mt 28,8), et d'abord elles ne dirent rien à personne tant elles étaient effrayées (Mc 16,8). Pierre ayant entendu Marie-Madeleine sortit avec l'autre disciple que Jésus aimait et ils allèrent au sépulcre, ils couraient tous deux ensemble ; mais cet autre disciple

courut plus vite que Pierre et se rendit le premier au sépulcre et s'étant baissé, il vit les linges à terre, mais il n'entra pas. Simon-Pierre arrivant après lui, entra dans le sépulcre et vit les linges à terre et le mouchoir qu'on lui avait mis sur la tête, lequel n'était pas avec les autres linges, mais qui était dans un endroit à part tout plié. Alors le disciple qui était venu le premier au sépulcre entra aussi : il vit et il crut, car ils ne comprenaient pas encore ce qui est écrit que Jésus devait ressusciter (Jn 20,3-9). Toutefois Pierre se retira, admirant en lui-même ce qui était arrivé (Lc 24,12). Or Jésus étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d'abord à Marie-Madeleine, de laquelle il avait chassé sept démons (Me 16,9). Les disciples retournèrent chez eux, mais Marie se tenait dehors près du sépulcre ; comme elle pleurait ainsi elle se baissa ; et regardant dans le sépulcre, elle vit deux anges avec des habits blancs qui étaient assis dans le lieu où l'on avait mis le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds. Femme, lui dirent-ils, qu'avez-vous à pleurer? C'est, leur dit-elle, qu'on a enlevé mon Seigneur et je ne sais où on l'a mis... Après ces paroles, se retournant elle vit Jésus qui était là ; mais elle ne savait pas que ce fut lui. Femme, lui dit-il, qu'avez-vous à pleurer? qui cherchez-vous? Elle, croyant que c'était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis et je vais le prendre. « Marie », lui dit Jésus. Elle, se retournant, lui dit : « Rabboni » (ce qui signifie, mon maître). Jésus lui dit : Ne pensez pas à me toucher ; aussi bien ne suis-je pas encore monté vers mon Père. Mais allez à mes frères et dites-leur ceci : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie-Madeleine alla dire aux disciples (Jn 20,10-18), lesquels étaient tout désolés et tout en larmes (Mc 16.10) : « J'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit » (Jn 20,18). Mais eux, entendant dire qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ne le crurent point (Mc 16.11). — Comme les saintes femmes revenaient du sépulcre, Jésus se présenta à elles et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et lui embrassant les pieds elles l'adorèrent. Alors Jésus leur dit : N'ayez point de peur, allez, dites à mes frères qu'ils se rendent en Galilée, ils me verront là (Mt 28,9-10). Etant retournées du sépulcre, elles donnèrent avis de tout aux onze et à tous les autres, ce fut Marie-Madeleine, Jeanne, Marie mère de Jacques.


 

 

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