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LT 211 - A soeur Geneviève.

24 Décembre 1896
Noël 1896

 
Texte de l'enveloppe : Envoi de la Ste Vierge A mon Enfant Chérie sans asile sur la terre étrangère.
 
                Ma petite fille chérie,
 
                Si tu savais combien tu réjouis mon coeur et celui de mon petit Jésus, oh ! que tu serais heureuse !... Mais tu ne sais pas, tu ne vois pas et ton âme est dans la tristesse. Je voudrais pouvoir te consoler, si je ne le fais pas, c'est que je connais le prix de la souffrance et de l'angoisse du coeur. O mon enfant chérie ! si tu savais combien mon âme a été plongée dans l'amertume lorsque je voyais mon tendre époux St Joseph revenir tristement vers moi sans avoir trouvé d'hôtellerie.
                Si tu veux supporter en paix l'épreuve de ne pas te plaire à toi-même, tu me donneras un doux asile, il est vrai que tu souffriras puisque tu seras à la porte de chez toi, mais ne crains pas, plus tu seras pauvre, plus Jésus t'aimera, Il ira loin, bien loin pour te chercher, si parfois tu t'égares un peu. Il aime mieux te voir heurter dans la nuit les pierres du chemin que marcher en plein jour sur une route émaillée de fleurs qui pourraient retarder ta marche. Je t'aime, ô ma Céline, je t'aime plus que tu ne saurais comprendre...
                Je me réjouis de te voir désirer de grandes choses et je t'en prépare de plus grandes encore... Un jour tu viendras avec ta Thérèse dans le beau Ciel, tu prendras place sur les genoux de mon Jésus bien-aimé et moi je te prendrai aussi dans mes bras et je te comblerai de caresses car je suis ta Mère, ta Maman chérie.
 
(Marie la Reine des petits anges.)