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LT 216 - A Mère Agnès de Jésus - 9 Janvier 1897

J.M.J.T.
Jésus
9 janvier 1897

 
                Ma petite Mère chérie, si vous saviez combien je suis touchée de voir à quel point vous m'aimez !... Oh ! jamais je ne pourrai vous témoigner ma reconnaissance ici-bas... J'espère aller bientôt là-haut. Puisque «S'il y a un Ciel, il est pour moi», je serai riche, j'aurai tous les trésors du bon Dieu et Lui-même sera mon bien, alors je pourrai vous rendre au centuple tout ce que je vous dois. Oh ! je m'en fais une fête... Cela me fait tant de peine de toujours recevoir sans jamais donner.
                J'aurais bien voulu ne pas voir couler les larmes de ma petite Mère, mais ce que j'ai été heureuse de voir c'est le bon effet qu'elles ont produit, c'était magique. Ah ! moi je n'en veux à personne quand ma petite Mère est regardée de travers, car je vois trop bien que les soeurs ne sont que des instruments posés de travers par Jésus lui-même afin que la voie de la petite Mère (à la petite Thérèse) ressemble à celle qu'il a choisi pour Lui, lorsqu'Il était voyageur sur la terre d'exil... Alors son visage était comme caché, personne ne le reconnaissait, Il était un objet de mépris... Ma petite Mère n'est pas un objet de mépris, mais bien peu la reconnaissent depuis que Jésus a caché son visage !...
                O ma Mère ! que votre part est belle !... Elle est vraiment digne de vous, la privilégiée de notre famille, de vous qui nous montrez le chemin comme cette petite hirondelle que l'on voit toujours à la tête de ses compagnes et qui trace dans les airs la voie qui doit les conduire à leur nouvelle patrie.
                Oh ! comprenez l'affection de VOTRE petite fille qui voudrait vous dire tant tant de choses !