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LT 56 - A soeur Agnès de Jésus - 11 juillet 1888

11 juillet 1888

Quel bonheur de revoir demain le doux visage de l'agneau, mais l'agnelet supplie l'agneau de ne pas encore bondir vers le Ciel. Si déjà sa place est prête à lui, qu'il pense au pauvre agnelet, qu'il attende un peu que l'agnelet puisse bondir aussi, alors tous les deux s'en iront dans leur patrie. Leur coeur qui n'est jamais rassasié sur la terre ira s'abreuver à la source même de l'amour, oh ! le doux festin. Quelle joie de voir Dieu ; d'être jugée par celui que nous aurons aimé par-dessus toutes choses. J'ai rêvé que l'agneau s'envolerait bientôt dans sa patrie, mais j'espère qu'il restera encore encore un peu dans l'exil pour guider le pauvre agnelet.