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Dernières Paroles MSC - Août

DE MSC 10-11

1 août 1897
- Je ne sais pas comment je ferai pour mourir... Ah ! je suis bien abandonné... Comme
le bon Dieu voudra !

10 août 10897
Je lui disais : Moi qui ai demandé que vous ne souffriez pas beaucoup et vous souffrez

tant !

Elle me répondit :

- J’ai demandé au bon Dieu de ne pas écouter les prières qui mettraient obstacle à
l’accomplissement de ses desseins sur moi et qu’Il lève toutes les difficultés qui s’y
opposeraient.

11 août 1897

Je lui disais : Je ne pourrai donc pas m'épancher auprès de Mère Agnès de Jésus ?

- Il n’y aurait que dans le cas où elle aurait besoin de consolation. De votre côté, il ne
faut jamais lui
parler pour votre consolation tant qu’elle ne sera pas Prieure.

DE MSC 12-13

Je vous assure que c’est
toujours cela que j’ai fait. Ainsi Notre Mère lui avait donné la permission de me parler, mais
moi je ne l’avais pas et je ne lui disais rien de mon âme. Je trouve que c’est cela qui rend la
vie religieuse un martyre. Sans cela, ce serait une vie facile et sans mérites.

15 août 1897

 

Le 13 avant de recevoir la Ste Communion elle avait été particulièrement émue du
Confiteor récité par la Communauté. Elle me dit :

- Quand j’entendais toutes les soeurs dire pour moi : Je confesse à Dieu le Père tout
Puissant, à la Bse Vierge Marie, à tous les Saints, je pensais : Oh ! oui, on fait bien de
demander pardon à tous les Saints... Je ne puis rendre mes sentiments. C’est comme cela
que le bon Dieu me fait sentir comme je suis petite. Cela me rend si heureuse !

Je lui disais : Ce qui me fait de la peine c'est que vous allez encore souffrir beaucoup.

- Pas à moi, parce que le bon Dieu me donne ce qu’il me faut.

Nous disions : Si le bon Dieu allait la prendre cette nuit, elle s'en irait sans qu'on s'en
apreçoive...

DE MSC 14-15

Quelle peine nous aurions !

- Ah ! je trouve que ce serait bien gentil de sa part, il me volerait !

20 août 1897
- Ce n’est pas comme les personnes qui souffrent du passé, qui souffrent de l’avenir.
Moi, je ne souffre qu’au moment présent - Ainsi ce n’est pas grand’chose.

22 août 1897

On ne sait pas ce que c’est que de souffrir comme cela... Non ! il faut le sentir...
(Après cette même journée de souffrances continuelles.)
- Voyez comme le bon Dieu est bon ! Aujourd’hui, je n’avais pas la force de tousser et
je n’ai presque pas toussé. Maintenant que je suis un peu mieux, cela va recommencer.

27 août 1897

Je lui dis : voulez-vous de l'eau glacée ?

- Oh ! j’en ai une envie !...
- Notre Mère vous a obligée de demander tout ce qui vous est nécessaire, faites-le par obéissance.

- Je demande tout ce dont j’ai besoin.

- Pas ce qui vous fait plaisir ?

- Non, ce qui m’est nécessaire seulement.

DE MSC 16-17

Ainsi quand je n’ai pas de raisin je n’en
demanderais pas.

(Quelque temps après avoir bu, elle regardait son verre d'eau - Je lui dis : Buvez un
peu.)

- Non, je n’ai pas la langue desséchée.

(Quand je pense que malade comme vous êtes vous trouvez encore le moyen de vous
mortifier ?

- Que voulez-vous, si je m’écoutais je boirais trop souvent.

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