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De M. Guérin à sa fille Marie - Mai 1881

De M. Guérin à sa fille Marie. Mai 1881

 

Mon cher petit Benjamin

La nouvelle que tu m'as apprise hier m'a causé une grande sur­prise et un de ces plaisirs comme tu m'en as procuré bien peu jusqu'à ce jour.

Maintenant que tu es dans l'Association des Sts Anges (Marie Guérin a été reçue aspirante en mai 1881 et ange en novembre de la même année), je suis sûr que tu feras une bonne première communion, car les Sts Anges te protègeront, te guideront et t'inspireront dans l’accomplissement de ce grand acte.

Tu ne saurais croire, ma bien chérie, combien je suis privé de ne pouvoir aller te serrer sur mon coeur, mais je charge ta petite mère de cette douce commission. Mais je me rattraperai jeudi prochain. [v°] Adieu ma mignonne, je t'envoie sur ce papier mille baisers.

Ton père qui t’aime tendrement

I. Guérin

* ici j’ai déposé un baiser

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