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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse - 9 novembre 1887

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse.
9 novembre 1887


Petite Thérèse chérie,
Je fais un jugement téméraire car je me figure qu'avant de lire mon petit mot tu en as déjà parcouru
un autre. Est-ce vrai? Et pourtant elle a été bon prophète ta pauvre Marraine. Mgr a dit ce que je
pensais: « Il me semble qu'on peut attendre à décider de tout après le voyage de Rome.» Je pense qu'il
a l'intention d'en parler de nouveau avec Mr Révérony (vicaire général de Bayeux). En attendant, ma
chérie, repose-toi dans le Cœur du bon Jésus, abandonne-toi à Lui et Il n'abandonnera pas sa petite
Thérésita. A l'heure, à la minute qu'Il a voulue elle entrera dans sa maison à Lui, et il ne sera pas du
tout embarrassé pour lui en faire ouvrir les portes. Je prie pour ma petite filleule tant aimée. Qu'elle
mange bien surtout pour avoir la force de faire son beau et saint pèlerinage. Penses-tu que tu vas
visiter la vraie maison de la Ste Vierge et du petit Jésus!... C'est cela qui est ravissant. Prie bien pour
nous tous afin qu'un jour nous ne voyions plus seulement la maison mais Jésus Lui-même et son beau

 

Paradis. J'embrasse ma Thérésita chérie, je lui dis d'espérer toujours, car le dernier mot n'est pas dit,
c'est le bon Dieu qui se le réserve. Et Il fait bien, lui qui aime tant sa petite Thérèse. Il ne pourra lui
faire de la peine.
« Je dors mais mon Cœur veille.»
M. du S.C

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