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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline - 8 novembre 1887

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline
8 novembre 1887


J'ai bien compris ma petite Céline; quand elle reviendra au cher Carmel je me charge de lui débrouiller
toutes ses affaires et ce ne sera pas long. Inutile qu'elle se tracasse pour son confesseur. C'est le

 

moindre des embarras. En ce moment ma chérie, occupe-toi de profiter de toutes les joies que le bon
Dieu te donne, car enfin il y en a encore sur cette terre. Quand on se voit un si bon père qui ne sait
quoi inventer pour vous faire plaisir, n'y a-t-il pas là de quoi jubiler tous les jours?
Examinez bien les merveilles de ce monde afin de nous en donner des nouvelles à nous pauvres petites
ermites. Sais-tu bien que cela élève le cœur vers Dieu? C'est vrai que tout est vanité sous le soleil,
mais pourtant vous autres vous n'allez pas vers la vanité mais vers les saintes réalités de la terre, vers
les martyrs, vers le Souverain Pontife. C'est bien beau.
Nous avons reçu ce matin vos chères petites lettres, je vois que vous êtes des Parisiennes finies.
Comme il est bon ce cher Père de tant se fatiguer pour ses lutins.
Dis à Thérèse que j'aime mieux qu'elle fasse dodo que de nous écrire le soir; il ne faut pas mes chères
petites filles prendre sur vos nuits, ce n'est pas trop pour vous reposer.
Tu trouveras dans cette enveloppe une gâterie du bon Dieu.
Comme tu lui dois de reconnaissance!
J'embrasse mon petit Celin comme je l'aime et Notre Mère chérie aussi.
M. du S.C.

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