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De Marie Martin à Mme Cadet - 30 août 1885.

De Marie Martin à Mme Cadet. 30 août 1885.


Lisieux 30 août 85

Chère Madame (On n'a pas identifié cette famille Cadet),

Nous avons appris avec bien de la peine la mort de votre chère petite fille. Permettez moi de vous assurer de notre sympathie. Nous n'avons pas oublié nos bons amis voisins, d'autrefois, et j'ai besoin de vous dire toute la part que nous prenons à votre douleur. Que Dieu vous console, je le prie pour [1 v°] vous de tout mon coeur. Et votre chère enfant qui vous a quittée y manque moins que personne, j'en suis sûre. Oh! oui, croyez le, chère Madame, au Ciel, on se souvient des siens et votre petite Marie vous aime et vous voit toujours, si vous ne la voyez plus !

On peut même dire, et en toute vérité, qu'elle n’est point morte mais qu'elle vit... et d'une vie bienheureuse d'où sont bannies les misères et les chagrins dont nous qui restons ici sommes environnés.

Pardonnez moi la liberté que je prends en vous écrivant, je vous assure que vous ne nous êtes pas restés indifférents et qu'il m'eût été difficile de ne [2 r°] vous donner signe de vie que par une simple carte. Mes petites soeurs qui se rappellent aussi de leurs amies désiraient beaucoup que je vous dise leurs regrets. Mon Père n’est pas ici pour ­le moment, il est en voyage, mais j'interprète ses sentiments pour vous offrir ainsi qu'à Monsieur Cadet sa plus sincère sympathie.

Veuillez chère Madame, agréer aussi la mienne avec mon meilleur souvenir.

Marie Martin

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