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Lettre de Mme Martin à son frère Isidore CF 22 - 3 mai 1867.

 

Lettre de Mme Martin à son frère Isidore CF 22

3 mai 1867.

Il m'est impossible de partir lundi pour Lisieux, je dois remettre à huitaine, car j'ai 25 mètres de Point d'Alençon à expédier pour la fin de la semaine prochaine, il me sera bien difficile d'y arriver quoique je me fasse aider le plus possible, mais en rallongeant les jours avec la lampe, j'espère y réussir.

Il ne faudra pas t'inquiéter si tu es retenu à la pharmacie quand j'irai à Lisieux, mon intention n'est pas de me promener; s'il n'y avait que ce motif je ne m'en ferais pas tant de fête; c'est pour être avec vous. D'abord, je n'aime pas à sortir. Tu me parles de Trouville, mais je me soucie peu de la mer. Je te suis cependant très reconnaissante de ta bonne intention. Tu n'hésites pas à faire des dépenses pour me procurer du plaisir, c'est trop ! On verra plus tard, quand les petites filles auront grandi, alors, nous ferons ensemble de tout petits voyages aux environs. En attendant, nous visiterons Lisieux tout simplement. N'aie pas peur que je m'ennuie, il n'y a pas de danger !

Je remercie ma belle-sœur de la bonté qu'elle a de vouloir que j'emmène les petites, mais je préfère attendre à l'année prochaine; elles sont encore bien jeunes pour se lever aussi matin. I1 est vrai que nous pourrions partir par le train de huit heures, mais je n'aurai déjà que trop peu de temps, car il m'est impossible de rester plus de deux jours, il faut absolument que je revienne mercredi.

Ainsi, compte sur moi pour lundi en huit, je ne t'écrirai que si j'ai des empêchements, chose que je ne suppose pas et dont j'ai grand peur.

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