Imprimer

De Mère Agnès de Jésus à Mr. et Mme Guérin. 7 juin 1897.

 

Mes Parents chéris,

Notre petit ange va plutôt mieux, elle tousse bien moins et nos cœurs sont soulagés. C'est l'appétit qui manque complètement, mais avec de si bonnes choses que Maman lui envoie, nous allons je l'espère dompter cette vilaine faiblesse.

Hier soir nous l'avons promenée dans le jardin, dans la voiture de Papa et je vous assure que ma Sr M. de l'Eucharistie s'est payé du plaisir, pour sa peine nous l'avons traînée à son tour.

Merci de tout ce que vous avez envoyé, de toute la peine que vous prenez pour favoriser nos moindres désirs.

Vous pourrez venir demain, c'est le meilleur jour. Vous avez bien fait de ne pas choisir aujourd'hui. Benjamin (Marie Guérin)  n'est pas sorti du parloir, elle a eu du monde toute l'après-midi. Notre bonne Mère vous est bien reconnaissante, elle vous prie de vous unir à notre neuvaine à N. D. des Victoires. Cette pauvre Mère s'est mise à pleurer à chaudes larmes en commençant le Salve Regina samedi. Il est vrai que ce jour là, notre pauvre petit ange était bien malade. Nous vous embrassons tous bien fort et vous disons à demain.

Sr Agnès de Jésus

Que notre petite Léonie que nous aimons tant ne se tour­mente plus.

Retour à la liste des correspondants