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De sœur Marie‑Dosithée Guérin à M. et Mme Guérin - 6 juillet (?) 1871

De sœur Marie‑Dosithée Guérin à M. et Mme Guérin.

         6 juillet (?) 1871.

 

  (…) Me voilà comme une mère de famille avec mes trois filles, puisque j’ai maintenant Léonie (depuis la mi-juin environ), cette terrible petite fille, je vous assure qu'elle ne me donne pas peu à faire. C'est un combat continuel, aussi j'aurais bien désiré que sa mère eût trouvé où la mettre, mais je vois qu'il faut que ce soit moi qui porte cette croix-là, je tâcherai donc de prendre tout mon courage. Pensez qu'avec cela je n'aime pas l'embarras des enfants, c'est tout à fait incompatible avec mon caractère et mes goûts de paix et de tranquillité. Enfin à la volonté de Dieu, c'est pour sa gloire, peu importe notre consolation personnelle; j'espère pourtant en faire quelque chose de bon, avec la grâce de Dieu on y arrivera. Cette enfant m'aime beaucoup et c'est surprenant car je la punis tant, je ne l'épargne pas et c'est nécessaire, sans cela on n'en ferait rien, elle ne craint personne que moi. 

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