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Du Père Pichon à Céline - 20 août 1894. Fragment.

 

S. Hyacinthe, 20 août 94

Ma très mienne Enfant en J.-C.

     Oui, oui, je donne ma Céline au Carmel, à sainte Thérèse, à la sainte Vierge. Puis-je rien leur offrir qui me tienne plus au cœur? Mais Dieu le veut! Allez donc au plus vite vous cacher au désert, prendre rang parmi les victimes que Jésus s'est choisies. Je ne doute pas. Je n'hésite plus. La volonté de Dieu [lv°] me paraît manifeste. Faisons de bon cœur notre sacrifice.

       Que je vous sais gré, mon Enfant bien-aimée, d'avoir pleuré toutes vos larmes dans mon cœur, de m'avoir laissé boire goutte à goutte tout votre calice amer. Si Jésus a pleuré à la mort de son Lazare qu'il allait ressusciter, à plus forte raison vous pouvez pleurer le père vénéré que Dieu vous a ravi. Et Jésus Lui aussi pleure avec sa petite.

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