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Du P. Pichon à Mère Agnès de Jésus, sœur Marie du Sacré-Cœur et Thérèse - 30 juillet 1894

 

Du P. Pichon à Mère Agnès de Jésus, sœur Marie du Sacré-Cœur et Thérèse.
30 juillet 1894
Mes chères Filles en Jésus-Christ,
Le Ciel nous a donc ravi le bien-aimé patriarche. Aurons-nous le courage de pleurer son bonheur ?
Après une telle vie, il a dû être si bien accueilli là-haut. Je le vois nous sourire doucement du rivage
éternel où, demain, nous le rejoindrons, de la Patrie où il a retrouvé ceux qui, depuis longtemps,
l'attendaient.
Voyez-le, mes chères enfants, voyez-le, votre bien-aimé Père, dans les bras de votre sainte Mère,
entouré de sa famille céleste. Il vous faudra bien alors sourire à Jésus qui ne vous l'enlève que pour le
béatifier. J'oserai dire que, maintenant, il est plus vôtre que jamais, oh ! bien plus vôtre que durant ces
six années de long Purgatoire , où nous l'avons vu mort à la terre sans vivre au Ciel.
Je ne sais quelle douce émotion m'a envahi, hier soir, lorsque le câblogramme m'est parvenu. Je me
suis jeté à prier pour lui, le saint vieillard, et à l'invoquer. Ce matin, j'ai célébré à son intention le
Saint-Sacrifice. Demain, je renoncerai pour lui à la messe de saint Ignace, que je me réserve chaque
année. Et mon Calice va être tout à lui, autant que j'en pourrai disposer.
Je vous bénis toutes et chacune, au nom de N.S , du vénérable Patriarche et au mien.
A.P.

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