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Du P. Pichon à Céline - 23 février 1888. Fragment.

Du P. Pichon à Céline. 23 février 1888. Fragment.

 

Senlis 23 Février 88

Vos quatre lettres m'ont apporté mille et mille joies. J'aurais tant voulu répondre de suite à la première, elle m'apportait le récit de vos grands combats, cette rupture avec M.L. Ce drame, ces négociations, ces stratagèmes. N.S. a été bien content de vous. Tout mon cœur a applaudi. Vous avez écrit là une des meilleures pages de votre vie.

(en 1887, Céline prend pour confesseur l'abbé Lepelletier, 1er vicaire de Saint-Pierre, qui confesse aussi M. Martin et Thérèse. A l'automne, elle souhaite changer et s'adresse un moment à l'abbé Baillon, puis au retour de Rome (décembre 1887), elle choisit le « prêtre qui nous accompagnait partout » pendant le pèlerinage, comme l'écrira Thérèse, Ms A, 60 r°, l'abbé Leconte. Léonie, sortie de la Visitation le 6 janvier 1888, fait de même pendant quelques semaines. Très vite, Céline éprouve un malaise, qu'il faut d'ailleurs replacer dans le contexte de l'époque, où toute apparence d'amitié d'un jeune prêtre avec l'autre sexe faisait figure de scandale. Quoi qu'il en soit, elle quitte ce confesseur dès la fin de janvier 1888. Désormais elle-même et Léonie se confessent au chanoine Delatroëtte, curé de Saint-Jacques, leur paroisse).

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