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Du Père Pichon à Céline - 2 juin 1891. Fragment.

 

Du Père Pichon à Céline. 2 juin 1891. Fragment.

(…) cœurs, et nos affections se confondent. Cher Patriarche, que je voudrais qu'il vous fût rendu. Mais le
bon plaisir de Dieu avant tout !
Ce qui vous désole tant dans vos tentations, c'est précisément ce qui me rassure. Ne faites plus au démon
l'honneur de tant redouter ses fantômes. Tout cela est en vous, mais ce n'est pas vous ! Rassurez votre
cœur. Je ne comprends rien mieux que l'incompréhensible de cette bave du démon. Respectez le mystère
de Dieu.
Lion ! Agneau, Colombe et Lys (surnoms « mystiques » de Marie, Pauline, Céline et Thérèse ). Je
souscris à tout ! Soyez fière de votre part ! Oh ! L'heureux père que je suis.
Ma chère Enfant, Jésus vous a-t-il dit combien j'étais touché de votre généreuse aumône ? Votre petite
sœur [v°] Canadienne (que vous aimeriez tant si vous la connaissiez) est en convalescence et le Dr me
promet de la sauver. Ah ! Si j'étais le bon Dieu, je vous réunirais toutes deux, elle et vous (ceci soit dit en
grand secret) dans un petit couvent où je vous apprendrais à vous multiplier, à vous centupler, à devenir
légion pour gagner des âmes, beaucoup d'âmes à J.C. Quels beaux rêves hantent mon cœur ! Si vous
saviez ! ! ! ! !
Que je vous bénis, mon Enfant, pour votre docilité à vous rendre à mes désirs, à vous soigner ! Vous
ne pouvez me rendre un plus grand service qu'en recouvrant forces et santé. Il me semble que plus tard
j'aurai besoin de vous pour une grande œuvre. Quelle tristesse si la santé vous met hors de service !
(…)
Au cher Patriarche j'envoie souvent mon bon Ange chargé de mes bénédictions.

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