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Du P. Pichon à Thérèse - 14 octobre 1888

Du P. Pichon à Thérèse.
14 octobre 1888


Sr Thérèse de l'Enfant Jésus
Poitiers, 14 Oct.
Ma très-chère Enfant de par le S.Cœur,
Vous êtes le Benjamin de Ste Thérèse et à ce titre (à mille autres), je réclame pour vous ses plus
tendres bénédictions.
Cette semaine je vous ai suivie dans les Sts Exercices et j'ai pris part à tous vos bonheurs, bonheurs
du Thabor ou du Calvaire. Mais comme je vous voudrais sous les livrées de Jésus. Est-ce que votre
Séraphique Mère me dira non demain ?
Messe, office, chapelet, prières, tout est à vous. Bonne et Sainte fête !
Merci pour vos vœux du 9 sept., pour tous vos bien-aimés petits feuillets. Merci pour votre jolie petite
image. Elle m'a bien parlé à l'âme.
Oh ! Oui, peignez Jésus en votre âme. Dites à la T. S. Vierge de prendre elle-même le pinceau. Ah!
que votre cœur ne reflète que Jésus, Jésus seul ! Confiance ! Le divin Enfant poursuivra en vous son
œuvre. Ne l'avez-vous pas senti durant ces jours bénis de la retraite?
Vous sentez le besoin de Dieu : alléluia. Puissiez-vous sécher du désir de le posséder, de l'aimer
éperdument.
Amour pour amour ! Je vous plains si vous prétendez rivaliser avec N.S. Vous ne l'aimerez jamais
autant qu'il vous a aimée.
Je suis enchanté de mon Agnelet : car il me dit bien son âme. Si vous entendiez tous les échos qui vous
répondent dans mon cœur.
Le Canada est toujours menaçant à l'horizon, mais un peu moins. Il est plus probable que le bon Dieu
va vous garder votre Pasteur près de vous. La fin de la semaine m'apportera, j'espère, le dernier mot du
bon Dieu. Aimons-le par avance, quel qu'il soit.

 

Je vous bénis bien tendrement avec les mains et le Cœur de Ste Thérèse.

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