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Du P. Pichon à Marie MSC - 24 août 1885. Fragments

Du P. Pichon à Marie MSC 24 août 1885. Fragments

 

+ Québec, 24 A. 85.

Ma si vraie Enfant en J.C.

Oui, je veux bien aimer Jésus pour deux, mais à condition que je ne serai pas seul et que vous l'aimerez comme quatre.

Elle m'a bien réjoui, cette communion quotidienne, aux jours anniversaires de Vitré. Pourquoi ne demandez vous pas à votre confesseur une communion de plus chaque semaine. Vite ! présentez votre [1 v°] requête. Mon moi du Canada n'en sera pas le moins heureux, si vous êtes exaucée.

Je ne veux pas être seul à m'en aller de messe en messe à l'éter­nité. Vous, mon enfant, vous irez de communion en communion !

Quand on se met en colère aux Buissonnets, ne dois je pas faire mon mea culpa sur le St Laurent ? Ne suis je pas alors un peu compromis ?

J'ai fêté, moi aussi, le 2 Juillet.

[2 r°] Comme vous êtes bien inspirée de remercier Dieu de ce que nous devons mourir. A la bonne heure! Voilà un langage que je comprends ! C'est l'idiome de la patrie là haut

(…)

Dites à votre Thérèse que tous les enfants de l'univers entier ne lui raviront rien de l'affection que lui garde votre père. Rien de plus vrai ! Souffrir, porter la croix, c'est pour Jésus ; le reste, c'est un [2 v°] peu pour nous. Vive le désintéressement dans l'amour !

 

70*

J'ouvre ce soir une retraite à d'anciennes élèves des Ursulines de Québec. Pour Septembre cinq retraites promises. Savez vous mes nouveaux (…) d*une nouvelle congrégation d'Enfants de Marie.

Je bénis cent fois vos chères soeurs P., L., C. et Th

Et vous je vous bénis mille et mille fois et plus encore.

A.P.

Le 28 je songerai à votre bonne Mère.

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