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Du P. Pichon à Marie - 4 octobre 1885. Fragments.

Du P. Pichon à Marie. 4 octobre 1885. Fragments.

 

+ Québec, 4 Oct. 85.

Ma très bonne Enfant en J.C.

Le voilà donc, ce 4 Oct. qui me rappelle de si uniques souvenirs ! Je suis à un an en arrière, repassant dans mon coeur les émotions du Havre (il embarquait pour le Canada le 4 10 1884).

Pour mes six enfants, j'ai offert, ce matin, le divin Sacrifice. Que c'est doux, l'union intime malgré les distances. L'ai je jamais mieux senti ? Le départ s'éloigne, le retour approche. Courage et confiance ! [1 v°] Le 4 Oct. 86 pourra être aussi joyeux que le 4 Oct. 84 fut douloureux. Pour l'un et pour l'autre, nous dirons merci à N.S.

Cette petite pensée m'a fait tressaillir   Dans la patrie, nous commu­nierons ensemble toujours ! Amen, amen ! En attendant je souffre de cette communion refusée. Et pourtant il faut obéir! Néanmoins pour

vous consoler, je vous donne une communion pour la semaine qui suivra la réception de cette lettre.

Que Jésus remplisse tout,

(..)

[2 r°] une permission en bonne et due forme

29 Août, 1er Sept., 9, 15, 27 et 29 Septembre, dates bénies qui m'apportent de petits feuillets de votre âme, tous meilleurs les uns que les autres. Merci pour vos voeux et ce chant du coeur qui défie tout ce qu'il y a de plus filial ! Merci pour la belle image, la plus jolie que je possède. Votre Pauline s'est surpassée. Merci !

(…..)

[2 v°] Voici une inspiration des plus filiales : « Pour votre fête, ô mon Père, que Jésus fasse que je sois toute à Lui. » A la bonne heure! Vous avez donc deviné ma meilleure joie! C'est visé juste! Pas de félicité pour mon âme si le cher moi deux n’est pas à Lui, à Lui seul, à Lui sans partage!

J'oubliais le meilleur de mes mercis pour votre communion du 11.

Du 6 Sept. au 20 Oct., rien que sept retraites. Priez, priez.

(…)

[2 v° tv] encore mieux qu'au Havre.

A.P.

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