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Du P. Pichon à Marie Martin - 15 juin 1884.

Du P. Pichon à Marie Martin. 15 juin 1884.

 

+ Nantes, 15 J.

Ma bonne Enfant en J.C.,

Est il vrai que vous aimez le bon Dieu, et que vous voulez l'aimer encore davantage ? Oui, je le crois, je le sais. Il n'y a donc pas à craindre que vous repoussiez la croix ou que vous reculiez devant le Sacrifice...... [1 v°] Le sacrifice ! Voilà la suprême ressource de qui veut aimer beaucoup. Quand on aime, on veut donner, donner encore, et la grande peine est de ne pouvoir donner. J'espère, mon Enfant, que vous serez de ces âmes qui laissent à Dieu la liberté de tout demander, tout sans exception.

[2 r°] Voilà les sentiments que je prie le divin Maître de développer en vous à la veille de la chère retraite. Encore neuf jours et nous allons nous plonger en Dieu pour toute une semaine. Je compte les heures, qui me séparent de Vitré (le P. Pichon y prêche une retraite du 23 au 29 juin; Marie va la suivre). Priez, prions de notre mieux pour que Jésus soit [2 v°] content de notre générosité.

La lettre si joyeuse et si sainte de votre chère Carmélite m'a fait très grand plaisir, presque autant que les vôtres. Mais elle me pardonnera et me plaindra si je ne trouve pas le temps de lui répondre.

Mes félicitations paternelles à votre chère Thérèse (elle vient d'être confirmée le 14 juin).

Oui, oui, cinq communions plutôt que quatre.

Je vous bénis bien paternellement.

A.P.

[2 v° tv] Il faut vous mettre en quatre cette semaine, [2 r° tv] pour consoler le Coeur Sacré de Jésus. [1 v° tv] A bientôt!

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