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Du P. Pichon à Marie - Novembre (?) 1884. Fragments

Du P. Pichon à Marie. Novembre (?) 1884. Fragments


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[2 r°] de tout coeur, un peu comme pour vous. Mieux n'est pas possible.

Vous m'ouvrez le coeur bien large quand vous me dites que Jésus rapproche de plus en plus nos âmes. Le Canada ne m'empêche point de me promener dans ma petite forêt vierge. Mais il vous est interdit de répéter cette vilaine parole : « Mon père, soyez à toutes les âmes plus qu'à moi. » Que diriez vous si je vous retournais la pareille ?

Voyez vous à gauche, dans notre église de Montréal, l'autel de N.D. de Liesse   c'est là que je célèbre chaque matin la Ste Messe pour vous. Mon confessionnal se trouve à droite dans la chapelle latérale la plus rapprochée [2 v°) du bras de la croix. Envoyez souvent là votre bon ange avec une forte provision de prières et sacrifices.

Il faudra bien désapprendre à dire : Je veux. Un saint, je ne sais plus lequel, évitait même de dire : J'aimerais mieux !

Bravo pour les froideurs du monde. Elles nous aident à dire un peu mieux : Jésus tout seul !!!

Restez toujours auprès du Tabernacle ; mais n'y soyez jamais sans votre père.

Non, non, je ne passerai point les pages où vous vous adressez à N.S., celles la moins que toutes les autres. Il y a tout un monde de joies dans ce seul mot  . « Mes communions, je ne les ai jamais omises »

Je bénis toutes vos Soeurs, surtout la chère Thérèse, qui pense à là bas.

[2 v° tv] Que Jésus m'aide à bénir comme je voudrais mon autre moi ! [2 r° tv] et qu'il cache bien avant dans son coeur ce petit faisceau (…)