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Du P. Pichon à Marie - Mi février 1885. Fragments.

Du P. Pichon à Marie Mi février 1885. Fragments.

 

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Connaissez vous le plus heureux des pères ? Il est au Canada, relisant une lettre bénie, où il puise à longs traits la meilleure de toutes ses joies paternelles. Vous donner à Dieu! Oh! Oui, je le veux et ne veux rien tant ici bas. Vous donner à Dieu ! Ne sera ce pas plus doux que de me donner moi même

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[l v°] Vous donner à Dieu! Jamais cadeau de fête n'atteignit la dixième partie de la valeur qu'a pour moi ce cadeau de mon enfant. Après cet incomparable privilège d'offrir Jésus à son Père, je défie l'univers entier de m'en offrir un comparable à celui que je vous dois. Soyez heureuse, mon Enfant, de la joie qui reflue du Coeur de Jésus dans le mien.

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[2 r°] Que voulez vous ? Il faut bien dire Merci à N.S.... merci toujours, merci pour tout, même pour l'impossibilité où il m'a mis de vous répondre depuis huit jours.

C'est le 25 Mars que, Lisieux et Montréal se rapprochant, se confondant dans le Coeur de Jésus, le père offrira son enfant, et l'enfant le plus cher trésor de son père à cet adorable Epoux, dont vous serez dorénavant la petite fiancée (le 25 mars, Marie fera un vœu privé de virginité). Ce jour-là j'offrirai pour vous le S. Sacri­fice vers 7 h. du matin (non pas à Montréal, mais à Vaudreuil où je donnerai une retraite jusqu'au 27). Il sera chez vous midi et demi. Voulez vous me notifier l'heure précise où vous ferez votre voeu et je tâ [2 v°]cherai d'interrompre mon sommeil pour y assister.

Mieux vaut ne faire votre voeu que pour un an. Il fera si bon le renouveler !

Plusieurs de mes enfants ont été invitées par moi à vous demander Journal et Notes. Veuillez me rendre ce service.

Elle est si belle l'image de votre chère Carmélite ! Quel dommage que je ne puisse la glisser dans mon Bréviaire! Elle a bien les dimensions mais elle est trop épaisse et trop raide. Elle aurait vite usé la reliure. Merci, merci quand même à vous deux.

Pas trop de gourmandise spirituelle sinon lorsqu'il s'agit de croix, de sacrifice, d'immolation.

Les plus paternelles bénédictions, dont mes mains sont dépositaires, sont pour vous.

A.P.

[2 v° tv] Je bénis votre chère Pauline et Léonie et Céline et Thérèse et c'est encore vous [2 r° tv] que je bénis en elles. Souvenir bien affectueux à votre excellent père.

(…) [1 r° tv] que j'espère consacrer au bon Dieu…

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