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Du P. Pichon à Marie - 16 mai 1885. Fragment.

Du P. Pichon à Marie. 16 mai 1885. Fragment.

 

+ Montréal, 16 Mai.

Ma bonne Enfant en N.S.

Que vous êtes bien inspirée de me parler de Jésus avec tout votre coeur. Ne rien refuser à Jésus, ne rien faire que pour Jésus, ne rien donner qu'à Jésus, oh ! l'excellent programme ! Il sera de plus en plus vôtre, n'est ce pas ? C'est ainsi que je me sentirai mieux à vous et mieux à Jésus par tout moi même !

Choisissez toujours le bon plaisir de Dieu plutôt que l'aujourd'hui du bon larron.

Dire tout, même l'insensé, [1 v°] voilà ce que je prise extrêmement dans vos chères, très chères, très douces lettres. Continuez.

Ne le faut il pas bénir ce cher Sauveur qui se fait une croix de tout afin de nous contraindre à l'aimer ? Communier et souffrir ! Est il vrai que ce soit votre tâche ? Heureuse enfant ! Aimez Jésus comme personne ! Je veux même que vous L'aimiez plus que votre père ne pourra jamais l'aimer. Je ne dirai donc pas comme Ste Thérèse : « Seigneur, je ne veux pas qu'un autre vous aime plus que moi ! » [2 r°] Je le lui demande, je l'exige.

(…)

 

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