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Du P. Pichon à Marie Martin - Octobre (?) 1882. Fragments.

Du P. Pichon à Marie Martin. Octobre (?) 1882. Fragments.

 

(…)

dernière lettre, votre plume a été aussi filiale et plus filiale que jamais. Comme mon coeur était fier de vous sentir vaillante, généreuse à l'heure du sacrifice (entrée de Pauline au Carmel, le 2 octobre 1882.) Tous les élans de votre âme, n'est il pas vrai, sont pour Jésus ? Je ne veux rien d'humain, rien de petit et de mesquin dans cette âme que Jésus veut tout entière.

[1 v°] (... ) J'ai le droit d'affirmer que vous aimez Jésus. Autrement lui auriez vous donné votre Pauline ? Est ce que l'holocauste aurait pu être aussi complet si le coeur n'eût pas été de la partie ? Ah ! que j'aime entendre ce cri de mon Enfant : « Que le Bon Dieu demande, qu'il demande encore ; qu'il demande toujours ! » Inutile de signer : c'est si bien vous ! vous telle que j'aime vous voir, avide [2 r°] de tout donner, de tout immoler. Gardez ces trésors ; exploitez les : un jour vous m'en rendrez compte devant Dieu. Ce Fiat chanté sans pleurs, qu'il retentisse toujours dans le Coeur de Jésus jusqu'au jour où vous rejoindrez votre bien aimée recluse. Je vous prends au mot : vous m'écriviez le 2 octobre que pour vous l'absence ne serait pas longue. A.S.S.il (« Ainsi soit-il ») Il est entendu que je prêcherai votre prise d'habit, n'est ce pas ?

(…)

[1 r°] Soyez généreuse à réprimer l'orgueil, la sensualité. Gare aux lèvres! Sachez parfaitement obéir à tout, même à cette défense paternelle. Surtout fidélité à la Sainte Table.

(…) et les vôtres entièrement miens. Je reste à N (Nantes)

[2 r° tv] Puis j'irai sans doute prêcher une retraite (…)

[l v° tv] Je gagnerai Paris, Poitiers, etc. (... ).

[l r° tv] soit à vous comme à sainte Thérèse et qu'il vous bénisse comme je vous bénis.

[1 v°] Une enfant qui est si heureuse de voir son père religieux ne peut (…)

A.P.

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