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Du P. Pichon à Marie Martin - 10 novembre 1882. Fragments.

Du P. Pichon à Marie Martin. 10 novembre 1882. Fragments.

 

+ Nantes, 10 Nov.

Ma vraie Enfant en N.S.

Vos huit pages ont reçu un accueil moitié plus paternel que six et mes Merci vous parviendront en passant par le Coeur de Jésus.

Oui, il vous aime le bon Dieu, il vous sait gré (et moi aussi) de vouloir tant l'aimer. N'ayez point d'autre vocation, j'y consens, que d'aimer Jésus à la folie ; vous souvenant bien toutefois que l'amour de Dieu ici-­bas est générosité et sacrifice... A propos, le petit holocauste de la Tous­saint, tout marchandé qu'il était, a été une joie pour le Coeur de Jésus. [1 v°] C'est assez vous dire qu'il m’a rendu heureux.

J'aime ces reflets divins éclairant le tableau de votre vie ; marchez toujours à leur lumière.

Quoi que vous en disiez, la mort est une bonne conseillère. J'ajouterai, ne vous en déplaise, qu'elle est discrète et ne remplirait pas les couvents ainsi que vous l'imaginez.

Enfant ! Est ce que NS nous traite selon nos mérites ? A ce compte, où donc serait sa bonté, sa libéralité, sa miséricorde ? Nous ne valons rien. Il ne faut pas s'en étonner. Ce serait par trop naïf. Mais Jésus [2r°] s'incline vers le néant et les plus misérables sont les préférés de sa Miséricorde.

Vraiment vous seriez bien à plaindre, n'est ce pas, si vous étiez la petite fiancée du Roi des Rois ! Est ce que vous défendez à votre père d'ambitionner pour vous cette céleste alliance ?

L'humilité coûte mais vaut plus encore. Si vous saviez comme elle est radieuse devant Dieu!

(…)

[2 v°] le brasier de l'amour divin. Plongez y votre coeur et ne l'en retirez jamais,

Voici mes adresses. Jusqu'au. 17 : pensionnat Saint Julien, R. de Tascher, 5, Le Mans.

Du 18 au 24 ou 25 : Pensionnat Saint Charles, R. Lafayette, N° 190, Paris.

Du 27 au 8 Déc. : R. de la Celle, N° 2, Poitiers (Vienne).

Du 10 au 27 ou 28 Déc.: Chez M. le Curé de Vimoutiers.

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