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Du P. Pichon à soeur Marie du Sacré Coeur - 14 décembre 1886. Fragments.

Du P. Pichon à soeur Marie du Sacré Coeur. 14 décembre 1886. Fragments.

 

+ Rouen 14 D.

Ma vraie Fille en N.S.

Je ne veux pas me priver du secours de vos bonnes prières. Elles me sont nécessaires :

1° Pour profiter de la croix ; 2° Pour obtenir ma guérison, si elle peut profiter à la gloire de Dieu et au salut des âmes. Depuis trois semaines et plus je suis redevenu plus jaune que jamais. Durant trois retraites [1 v°] successives j'ai essayé de l'emporter de haute lutte. Il y a huit jours que j'ai dû enfin rendre les armes et rentrer sous ma tente. La faculté me condamne pour longtemps à un repos absolu. Anémie complète. Tout mon sang est en bile. Hémorragies intestinales qui m'épuisent, etc., etc., Toutefois je garde la suprême consolation du St Sacrifice. Donc vous ne perdez pas ma messe de [2 r°] chaque [jour] et vous bénéficierez peut être un peu de mes souffrances. Qui donc pourrait y avoir part autant que vous ? Tenez moi compagnie dans la solitude de Gethsémani.

Vos trois chères lettres (…)

[2 v°] Mon enfant, ni vous ni moi aucune de mes deux âmes ne dira à N.S. qu’il demande trop. Crions lui bien haut qu'Il prenne encore davantage. Oui, même plus qu'à Calais et à Douvres, s'il le veut. Plus (…)

[l v° tv] de votre pieux Carmel, surtout de votre chère Sr Ste Agnès.