Imprimer

De P. Pichon à Marie Martin - 18‑22 mai 1888.

De la même à la même. 18‑22 mai 1888.

 

Colombe chérie, prenez votre vol bien haut! Etablissez votre paix sur Dieu seul, bâtissez votre nid dans son Cœur. Ah ! que toutle reste est peu de chose.

Il fallait cette épreuve pour mettre le sceau à votre retraite. Tant mieux si nous souffrons. De notre cœur sous la presse jaillit une liqueur qui désaltère la soif de Jésus ! Ah ! il a tant fait pour nous ! ...

Oui c'est bien vrai que personne au monde ne peut travailler notre cœur que Lui seul. Nous n'aurions pas le courage de ciseler, [v°1 de buriner. C'est sa Main si douce qui donne tous les coups amers. Ne nous plaignons pas !

Ne tournez pas trop le glaive dans la plaie, je trouve qu'il serait plus parfait de ne point trop réfléchir sur ce qui s'est passé. Priez pour que j'aie le courage de faire cela.

Adieu petite colombe chérie. Votre profession c'est une mort en effet! Mais quelle mort pleine de vie ! C'est beau, c'est digne du Ciel

Ne manquons pas notre but ! ...

[r° tv] « l’épreuve est nécessaire pour forger une âme. »

Retour à la liste des correspondants