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Du Père Pichon à Sr Marie du Sacré Cœur - 16 février 1887

Du Père Pichon à Sr Marie du Sacré Cœur 16 février 1887

 

+ Rouen 16 F.87

Ma bonne enfant en Jésus Christ

Qu’ai-je besoin de vous gâter alors que Notre Seigneur vous gâte si bien. Ah ! Plutôt il faut que je gâte ce bon Maître et que vous vous employiez à le gâter aussi. Vous savez comme il est friand de nos sacrifices, grands, moyens, petits. A l’œuvre donc mon heureuse petite Fiancée du divin Maître. Puisqu’il daigne [1v°] poursuivre ses miséricordes à votre égard, puisqu’il s’ingénie à surenchérir sur ses tendresses passées, plus que jamais Il a droit de compter sur tout notre cœur, celui du Père comme celui de l’enfant. Si vous saviez comme vous grossissez mes dettes.

Nous voici arrivés à ces jours de péché (mardi-gras le 22 février et son carnaval), jour du monde et jour de Satan, où Jésus tout affligé et outragé pressait la bienheureuse Marguerite Marie de souffrir [2r°], avec Lui, pour Lui afin de le dédommager, de lui faire amende honorable, de le consoler. Où donc ira-t-il chercher des réparations à Lisieux si ce n’est au Carmel et dans le cœur de cette enfant pour laquelle va sonner l’Heure des divines fiançailles ?

Offrons à N.S. le sacrifice de la 4ème petite page restée en blanc

Je vous bénis, le cœur bien joyeux de la perspective du 19 mars

A.P.