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De sœur Agnès de Jésus à Thérèse - Fin décembre 1882 ou janvier 1883

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse.
Fin décembre 1882 ou janvier 1883


Vive Jésus. J.M.J.T.


Ma pauvre petite infirme,
Comment vas-tu aujourd'hui? Le mal de tête est-il un peu passé?
Dis-moi que oui, je t'en prie. Cher bébé, ne sois donc plus malade comme cela, sais-tu bien que tu me
fais de la peine, que tu me donnes des soucis. Et c'est une si vilaine fleur que le souci! Petite, tu serais
plus aimable de me montrer de belles roses sur ta mine toujours si pâlotte. Entends-tu? Pour réparer le
bouquet de soucis, il faut venir m'offrir bientôt un bouquet de roses.
Et maintenant que te dirais-je, mon petit enfant chéri? Je ne sais rien, rien qu'une chose, c'est qu'il
faut aimer de plus en plus le bon Dieu. Oh! vois-tu, c'est là le seul bonheur de la vie, même pour les
petits enfants. Je ne pense pas qu'il y eût jamais plus heureux enfants que ceux qui furent caressés
autrefois par la douce main de Jésus. Eh bien, je pense encore que pour les petites filles bien pieuses,
bien douces, bien sages d'aujourd'hui, le Saint Enfant de la crèche a réserve toutes sortes de divines
caresses. Elles ne le voient pas sans doute, mais elles sentent ses doux baisers quand au fond du cœur
il leur dit : Je suis content!
Adieu, ma Thérèse chérie, je souhaite que le petit Jésus te caresse ainsi bien souvent et par conséquent
que tu mérites ces caresses par beaucoup d'efforts et d'amour.
Mais guéris-toi en même temps.
Ton Agnès

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