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De sœur Agnès de Jésus à Thérèse - Vers le 7 février 1883

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse.
Vers le 7 février 1883


J.M.J.T.

 

Vive Jésus!
Mon petit Benjamin
Je t'envoie tous mes plus tendres baisers avant de m'enfoncer jusqu'au cou dans la retraite du Carême
(il commence cette anné-là le 7 février).
Petit poulot, il faut que tu pries un peu le bon Jésus pour moi car, vois-tu, quand on est grande, il faut
être grandement bonne et je ne le suis encore que très petitement.
Regarde comme j'ai confiance en toi! je te fais presque ma confession!
Petite chérie, il faut que tu sois bien bonne aussi pendant ce Carême. Il faudra tous les jours offrir à
l'Enfant Jésus un joli bouquet d'actes de vertu. Je désire surtout que tes fleurs soient cueillies dans
le jardin si beau de la douceur car je pense en ce moment aux petites fâcheries avec Céline. Oh! tu
travailleras à corriger cela, n'est-ce pas, mon petit enfant chéri?
Et puis tu aimeras beaucoup à prier le bon Dieu, la Sainte Vierge. Ce sont des fleurs bien belles aussi
et bien parfumées que celles qui s'épanouissent dans le jardin de la prière.
Enfin, petite enfant, tu feras profit de tout comme l'abeille qui butine les moindres fleurettes.
Adieu, je t'embrasse comme autrefois, en te serrant dans mes bras et sur mon cœur.
Ton Agnès
Embrasse pour moi bien fort ma petite Léonie, dis-lui que je l'aime de tout mon cœur, que je pense à
elle bien souvent, bien souvent. Embrasse aussi bien fort mon petit Père pour moi.

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