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De Pauline à Mme Guérin - 9 août 1878.

 

De Pauline à Mme Guérin. 9 août 1878.

 

                        Ma Chère Tante,

Je ne veux pas laisser partir la lettre de Marie sans vous envoyer un petit mot aussi. J'ai été bien heureuse d'avoir de vos nouvelles en détails par Marie, car il me semble qu'il y a un siècle que je n'ai eu la joie de vous voir et de vous embrasser. J'ai été aussi bien privée de Marie pendant ses quelques jours d'absence et j'apprécie maintenant mieux que jamais comme le bon Dieu a été bon de m'avoir donné pour aînée cette chère grande sœur dont il me serait si difficile de me passer.

[v°] Il parait qu'on passe bien agréablement ses journées près de vous, ma bonne Tante, Marie m'a fait un long récit des siennes et je me réjouis fort de goûter à mon tour au plaisir de Trouville. (Selon une note de sœur Geneviève, jointe à la lettre précédente, M. Guérin qui ne quittait la pharmacie que les dimanches et jours de fête, ramena probablement Pauline le soir du jeudi 15 août (comme il l'y avait conduite le dimanche 11). En ce cas, la petite Thérèse ne dut pas accompagner son oncle. La méditation devant le « sillon d’or », qui n’a pu avoir lieu le 8, ne pourrait pas davantage dater du 15. Voir CG I, p. 118, note c). Vous êtes bien bonne de penser ainsi à nous ma chère Tante, pour moi je vous remercie du fond du cœur des bons jours à venir que vous voulez bien que je passe avec vous; je tâcherai de ne pas vous donner trop de mal et je ferai tout mon possible pour me rendre utile et être bien sage.

Au revoir ma chère Tante et à bientôt, je vous envoie mes meilleurs baisers et j'y joins de bien tendres caresses pour mes petites cousines chéries que je me réjouis aussi de voir et d'embrasser.

Votre petit lutin

                        Pauline

enft de Marie

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