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de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin - 28 mars 1884.

 

de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin

            28 mars 1884.

J. M. J. T.

Qui a Jésus a tout !

Mon petit Père chéri,

Je viens te faire part de ma joie, je suis au Carmel pour la vie ! je sais que cette nouvelle te rendra heureux aussi puisque tu comprends quel bonheur m'est assuré ici-bas ! [l v°] Sois tranquille mon petit Père, ce bonheur-là ne se dissipe pas comme les vains plaisirs de la terre, il est permanent même au milieu du sacrifice. Je serai donc toujours heureuse, puisque toujours je m'efforcerai d'être fidèle à Dieu et de lui rendre le tout pour le tout !

Je t'embrasse comme je t'aime et je reste pour l'éternité

Ta petite fille chérie

Agnès de Jésus.

[2 r°] Que la bonne nouvelle soit annoncée à toute la famille. Mille tendresses à tous, à ma chère petite Marie en particulier.

Mère Marie de Gonzague me charge de te dire mon petit Père qu'elle est bien heureuse de garder toujours ta Pauline, elle t’envoie son meilleur souvenir.

[2 v°] Mon petit Père bien-aimé, je vais t'exprimer un désir tout simplement. Ma pauvre Mère M. de Gonzague est bien souffrante, sa pauvre poitrine est si oppressée que cela fait pitié si tu voulais me donner quelques chiques, il n'y a que cela qui lui fait du bien et de ta part, je suis sûre qu'elle les sucerait avec plaisir malgré le carême. Ce sont les espèces de bonbons de sucre d'orge comme on en vend dans des boites de fer blanc (pas des bâtons). Merci d'avance mon petit Père chéri, oh ! que c'est doux d'avoir un Père aussi bon que toi

je suis bien hardie n'est-ce pas ? Mais je n'écoute que ma tendresse.

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