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De Pauline à sa mère - 24 février 1877

 

De Pauline à sa mère. 24 février 1877 ( )

 

Ma chère petite Mère, 24 février 1877

 

Hélas, il est arrivé le triste moment, triste pour nous tous, mais heureux pour elle. . . O ma chère Tante, maintenant vous êtes au Ciel priez pour nous qui sommes dans les larmes !. . .

Ma bien‑Aimée petite Mère que cette perte est douloureuse pour mon cœur, mais ne pense pas à moi. J’ai ici de telles consolations . . . plus heureuse que vous tous, je vais encore avoir le bonheur de la voir !. . . Notre bonne Mère, mes chères Maîtresses oh ! si tu savais combien elles sont bonnes pour moi, (1 v°) je voudrais leur prouver ma reconnaissance, mon amour ce n’est pas assez, aussi je charge ma chère Tante, mon second bon ange de les récompenser, car maintenant je la vois au Ciel dans ce beau paradis dont ici-bas nous n’avons qu’une si faible idée; elle nous regarde d’en haut et les mains pleines de grâces elle les répandra sur nous. Ce n’est que l’assurance de son bonheur qui me console, le bon Dieu a voulu la retirer de cette vie de souffrance pour la placer près de Lui pour toujours, ne devrions-nous pas l’en remercier, eh bien oui mon Dieu je vous remercie, vous savez bien mieux que nous diriger toutes choses, et maintenant plus que jamais celle que nous avons perdue et que nous regrettons si vivement, elle sera notre protectrice, nous aidera à traverser la vie et à mourir avec votre grâce jusqu’au jour où nous serons tous réunis! Quel (…. )

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