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De Pauline à Mme Guérin - 1883- 1884 ?

De Pauline à Mme Guérin 1883- 1884 ?

Ma petite Tante chérie,

Merci mille fois pour vos délicieuses gâteries, je voudrais vous exprimer comme je le sens toute la reconnaissance que vous ne cessez d’augmenter dans mon coeur. Pauvre petit coeur, vous le traitez comme les feuilles de rhubarbe... oui, vous le mettez en confiture, il est confit de tendresse

Heureusement qu'il a pour se décharger le Coeur de Jésus... Chère petite tante, vous savez si mon amour est synonyme de prières

Dites à mon Oncle que je prie pour lui aussi. Oh ! comme [1 v°] je voudrais toutes ses vilaines affaires terminées. Quelle fatigue pour lui ! Mais cela passera et vous serez bien heureux après (On ignore de quelles affaires il s'agit)... Pauvre oncle il aurait grand besoin de repos, je le demande au bon Dieu pour lui.

Je suis bien contente de la presque guérison de Bon Papa. Chère famille, chers parents, mon coeur est bien resté au milieu de vous ! Je partage vos joies comme autrefois, et les épines qui blessent vos coeurs blessent aussi le mien.

Je mets ici pour tous, mes meilleures tendresses, mais à vous chère petite Tante, le baiser le plus filial et le merci le plus sucré. Mère Marie de Gonzague (alors maîtresse des novices) a caché ses pots comme des trésors, elle avait peur qu'on lui en vole pour l'infirmerie, je ne pouvais m'empêcher de rire hier en lui aidant.

Un gros baiser à ma bonne Aimée et un merci plus gros encore. Je ne l'oublierai pas près du Bon Dieu, ainsi que Marcelline que j'aime bien aussi.

La petite fille aux tendresses

Agnès de Jésus

[2 r°] Voici l'image de mon Oncle, je l'embrasse en la lui offrant. Toutes sortes de caresses aux chères petites pensionnaires.

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