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De Pauline à Mme Martin - 17 décembre 1876.

 

De Pauline à Mme Martin. 17 décembre 1876.

 

Ma chère petite Mère,

Ta dernière lettre m’a bien amusée. Notre Mère l’a trouvée tellement drôle qu’elle l’a lue devant toute la communauté. Je suis bien heureuse de t’apprendre qu’elle veut bien me permettre de sortir dès Mercredi en huit (le 27 décembre) comme tu l’avais demandé, j’en suis bien heureuse et je me réjouis beaucoup de venir passer quelques jours au milieu de vous tous. J’espère que [1v°] tout le monde va bien à la maison, toute cette semaine j’ai attendu une lettre de toi ma chère petite Mère car ma Tante et moi nous pensions que tu allais répondre à toutes mes demandes, il est vrai que la réponse n’est pas absolument nécessaire pour ce moment, je pourrai bien attendre huit jours. Je ne puis croire vraiment que dans si peu de temps j’aurai le bonheur de te voir ma chère petite Mère, de t’embrasser une fois encore, qu’ils sont donc malheureux, mon Dieu, les pauvres enfants qui n’ont plus de Mère et surtout lorsqu’elle est si bonne que toi… Il paraît que Marie se réjouit beaucoup de me voir au premier de l’an et que Thérèse fait ses petits préparatifs, et moi [2r°] aussi je me réjouis de les revoir ces chères petites sœurs !…

Ma chère Tante continue d’être aussi souffrante, cependant son état ne s’est pas aggravé depuis les dernières nouvelles que j’ai envoyées . . . au fond de mon cœur je conserve toujours le bienheureux espoir de sa guérison. Le bon Dieu est Tout-puissant et si bon !. . . Voyant notre grande confiance, bien sûr il se laissera toucher. Prions donc toujours, ma bonne petite Mère, et ne nous décourageons pas.

C’est Lundi la fête de Notre Mère elle a été retardée parce que ma sœur Marie Stanislas était malade. Nous jouerons la pièce le soir. Je suis accablée d’ouvrage dans ce moment-ci je ne sais comment j’ai pu trouver assez (2 v°) de temps pour écrire mes deux lettres, celle de Marie est aussi longue que les autres fois, et cependant je n’ai mis que ¾ d’heure pour les faire toutes les deux.

Au revoir ma chère petite Mère, je te prie de bien vouloir embrasser pour moi Papa, mes petites sœurs et Louise. . .

Ta petite fille chérie Pauline

La Visitation 17 Décembre 1876

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