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De sœur Marie-Louise de Gonzague Vétillart à Mme Martin - 19 février 1877.

 

De sœur M. ‑Louise de Gonzague Vétillart à Mme Martin

Le 19 février 1877.

 

De notre Monastère du Mans

Le 19 Février 77

Chère Madame,

Depuis deux jours notre chère malade s’est considérablement affaiblie, et ce matin, elle n’a pu se lever pour faire la Sainte Communion. Notre bien-aimée Sœur est dans un état de faiblesse, d’oppression et d’anxiété qui nous fait penser que la fin ne peut être éloignée. Elle a été bien touchée de votre envoi 2, mais elle mange si peu maintenant qu’elle n’a fait qu’y goûter, elle nous charge de vous exprimer sa reconnaissance pour cette nouvelle attention qui lui a été bien sensible.

(1 v°) Soyez sans inquiétude sur votre petite Pauline, chère Madame, elle est bien résignée à la volonté du bon Dieu, préparée au sacrifice, et lorsque Notre-Seigneur le demandera, nous l’entourerons de toute notre affection et des consolations de la piété, pour tâcher de le lui adoucir. Trouvant que ses migraines sont plus fréquentes depuis quelque temps, et sachant combien elle a besoin de fortifiants, nous avons pris le parti de lui faire prendre de l’huile de foie de morue et du vin de quinquina, si vous n’y voyez pas d’inconvénients. Je crois que vous avez l’habitude, chère Madame, de fournir le vin; auriez-vous alors la bonté de nous en envoyer d’ici quelque temps. Notre chère Sœur (2 r°) économe vous saurait bien du gré si vous pouviez en même temps nous envoyer six à huit dou­zaines de plumeaux, ailes d’oies ; on n’en trouve pas au Mans et notre chère Sœur Marie‑Dosithée nous a dit qu’il y avait sur la place à Alençon un aubergiste qui en vend. Nous vous serions bien reconnaissantes de ce nouveau service, chère Madame, et le réclamons en toute confiance, connaissant votre cœur, auquel les nôtres sont également tout dévoués en N. S.

Sr M. Louise de Gonzague Vétillart

de la Visit. Ste Marie

D. S. B.

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